Par DDK | 13 Septembre 2018 | 511 lecture(s)

TIZI-GHENIFF - École primaire Mohamed Ibari

L’ultimatum des parents d'élèves

Apparemment, la journée de protestation observée par les parents d'élèves de l'école primaire Mohamed Ibari d'Ighil Boughmari, dimanche dernier, n'a rien apporté de nouveau au sujet de la situation décriée, notamment la cantine scolaire menaçant ruine. En effet, depuis février dernier, les 350 élèves de cette école ne se restaurent plus dans cette cantine parce que cette dernière montre une fragilité au niveau de certains de ses piliers. D'ailleurs, depuis, ils n’ont pris que des repas froids servis dans les classes. «Nous avons tiré la sonnette d'alarme parce que nous avons appris qu'il y avait danger. La construction est devenue quelque peu fragile. Nous avons alors retenu nos enfants à la maison et des promesses nous ont été données à ce sujet. Mais, depuis, rien n'a été fait sauf une fiche technique et un rapport par le CTC», nous répond un membre du collectif d'élèves. Et de nous donner de plus amples informations à ce sujet: «Selon ce que nous avons comme informations, une fiche technique d'une valeur de 420 millions de centimes a été établie à ce propos pour son confortement d'une part, et d'autre part, après tergiversations, les autorités ont fait appel au CTC. On croit savoir que dans le rapport de ce dernier a préconisé soit son confortement immédiat ou carrément sa démolition». Les parents craignent le pire d'autant plus que l'hiver va bientôt s'installer. «Cette structure s'écroulera en cas où des vents violents arrivent. N'oublions pas que dans le site, les vents sont fréquents», souligne un autre parent. Et de nous interroger: «Ce sont des vies humaines qui sont en danger. On ne doit pas attendre que le pire arrive pour ensuite se lamenter et désigner des commissions d'enquêtes pour déterminer les responsabilités des uns et des autres. De notre côté, nous avons alerté avec notre protestation les concernés». Après une réunion des parents d'élèves, il a été décidé de donner un ultimatum d'un mois aux autorités. «Dans un mois, si une solution concrète ne voit pas le jour, nous fermerons définitivement cet établissement et nous interdirons l'accès à l'école à nos enfants et au personnel. D'autres actions sont aussi envisagées. Nous bloquerons l'APC et la daïra parce que la patience et la sagesse ont quand même des limites», conclue notre premier interlocuteur. Avant d'arriver à ces actions extrêmes, la balle est dans le camp de tous les responsables à tous les niveaux (APC, daïra, wilaya, direction de l'éducation).

Amar Ouramdane

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