Par DDK | 8 Novembre 2018 | 2094 lecture(s)

Souk El-Tenine

La réalisation de l’hôpital confiée à COSIDER

L’entreprise étatique COSIDER vient d’hériter du projet de construction de l’hôpital de 60 lits à Souk El-Tenine. Ce dernier sera implanté au niveau de l’assiette faisant office actuellement de stade communal, qui a été cédée au secteur de la santé par le truchement d’une délibération de l’APC (N°07/2014) en 2014.

Cette information nous a été confirmée par le maire de la localité qui dira : «Effectivement, le projet a été confié par le ministère à une équipe de cadres de l’entreprise COSIDER pour étudier les accès à cette assiette et la possibilité d’installation d’une base de vie. Nous avons accompagné ces éléments sur le terrain et nous les avons assurés de tout notre soutient, car nous ne pouvons que nous réjouir que cette doléance, très importante pour toute notre région, soit enfin prise en charge.»

Pour rappel, ce projet est programmé depuis 2012, mais il n’a jamais vu un semblant de concrétisation, étant donné que les deux appels d’offres lancés pour sa réalisation se sont à chaque fois avérés infructueux. La cause en est que l’enveloppe dégagée par la tutelle pour la construction de cette structure, qui était de l’ordre de 60 milliards de centimes, était de loin insuffisantes. Toutes les soumissions reçues par la commission des marchés dépassaient largement cette somme allouée.

La pression des élus et, surtout, de la coordination des comités de villages a poussé les responsables du secteur à faire des promesses de révision à la hausse de cette enveloppe, mais cela n’a jamais été suivi d’effet. Depuis, ce projet a donc demeuré au stade de vœux pieux. La nouvelle de l’attribution de ce marché, si elle est suivie d’une effective concrétisation, ne peut être que bien accueillie par les habitants de la région et même par celles des régions avoisinantes, comme Tirmitine, Béni Zmenzer, Aït Abdelmoumen…, eux qui souffrent le martyr pour la prise en charge de leurs malades.

En effet, les quelques salles de soins, la clinique et la polyclinique que renferment la daïra ne sont pas en mesure de répondre à toute la demande aussi bien pour les consultations spécialisées que pour la prise en charge des soins et cas urgents, ainsi que pour la radiologie. Les citoyens sont contraints de faire de longs déplacements vers d’autres hôpitaux situés, pour les plus près, à 20 ou 25 km, à savoir à Boghni et Tizi-Ouzou.

Rabah A

0