Par DDK | 8 Avril 2005 | 276 lecture(s)

Éviter à l’Algérie d’autres tragédies

Le secrétaire général de l’UDR, Amara Benyounès, s’est prononcé ce jeudi à la maison de jeunes de Boumerdès, sur différentes questions nationales à l’occasion de l’installation officielle du conseil fédéral de la wilaya, à sa tête Mohamed Bendia. L’orateur fera d’emblée, le bilan de la première année du second mandat du chef de l’Etat. Aux yeux du secrétaire général de l’Union pour la démocratie et la République : “L’Algérie va maintenant beaucoup mieux”. Il ne dit pas loin s’en faut que l’Algérie va bien. Son bilan fait plutôt ressortir que depuis l’arrivée d’Abdelaziz Bouteflika au pouvoir, les réformes s’assignant le développement du pays sont bel et bien enclenchées, notamment dans les domaines de l’enseignement, de la justice et de la santé. Et pour sortir de la crise il n’y a qu’une seule alternative celle d’opter pour l’économie libérale et de savoir l’appliquer. Il relèvera dans cette optique, moult blocages et atermoiements ayant empêché l’accomplissement du programme présidentiel. Comme exemple concret, il citera (encore une fois) trois groupes d’intérêt s’opposant actuellement aux privatisations des entreprises publiques. Le premier se concentre dans les milieux syndicaux qui craignent de perdre les avantages socioéconomiques provenant des œuvres sociales de l’UGTA.Le second clan réfractaire à toute idée de privatisation est pratiquement composé de PDG craignant eux, de perdre leurs postes qu’ils ont obtenus sans qu’ils aient la compétence requise. Quant au troisième groupe, il est constitué de barons du trabendo. Et là-dessus, Amara Benyounès relèvera l’existence d’une sainte alliance, entre le trabendisme et le terrorisme. C’est l’argent des rackets opérés par le GIA qui est en train d’être recyclé”, a-t-il prévenu. La réforme de l’économie nationale doit (donc) aller nécessairement de pair avec la poursuite de la lutte antiterroriste.“Plus de place aux islamistes qui risquent de transformer si l’on n’y prend garde leur défaite militaire en victoire politique”, a-t-il clamé après avoir précisé que l’UDR ne s’oppose pas en principe à l’idée de l’amnistie. La nouvelle politique de réconciliation nationale avec pour corallaire l’amnistie générale est conçue, a-t-il enchaîné pour éviter au pays d’autres tragédies. Reparlant des réformes lors du débat ayant ponctué sa conférence le n°1 de l’UDR a insisté sur la réforme d’urgence des banques nationales et l’assainissement du foncier pour faciliter l’investissement. Plus loin, il expliquera aussi la nécessité d’engager une relation de partenariat avec les chercheurs algériens vivant à l’étranger.Autre éclaircissement, le dialogue arch-pouvoir ne doit pas se limiter au problème des indus élus. Et au lieu d’élections générales il préconisera des élections partielles, pour donner surtout au président de la République une majorité au sein des institutions de l’Etat. “Car (notre) président y est, jusqu’à l’heure actuelle, minoritaire”, a-t-il argumenté.Moralisateur, Amara Benyounès a rappelé au cours de son intervention que l’activité politique doit être menée loin de toute invective. Et tout programme politique qui ne prend pas en ligne de compte le bien-être du citoyen est voué à l’échec. Comme ce fut le cas durant plus d’une décennie depuis l’avènement du multipartisme.L’orateur a été moult fois gratifié d’applaudissements.Modeste et clairvoyant il a su capter durant deux heures l’assistance composée de personnes des deux sexes. Le contenu de “La politique autrement” ayant comme base de départ la démocratie dans les différentes instances du parti et le progrès pour finalité- est certainement retenu.

Salim Haddou

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