Par DDK | 24 Mai 2009 | 11277 lecture(s)

Plus de la moitié des immigrants par an sont Kabyles

C’est devenu un eldorado, un refuge, un pays d’accueil qui depuis quelques années s’est distingué par une immigration choisie. Le Canada, ce pays situé au nord du continent américain, est la destination phare des pays du tiers monde pour l’immigration, le travail ou bien les études.

Les Algériens trouvent leurs comptes surtout dans la province du Québec. Ainsi et selon les chiffres du ministère des Communautés culturelles et de l’Immigration du Québec, quelque 3 000 Algériens arrivent chaque années dans la province dont plus de la moitié est kabyle. D’après le ministère qui recense chaque année les flux migratoires, le nombre de Kabyles qui y vivent a dépassé les 25 000 et cela sans compter les personnes qui s’y rendent pour poursuivre leurs études. Selon Hamid, 36 ans, kabyle et restaurateur dans la ville de Montréal rencontré à Alger et qui est parti au canada en 1999 dans le cadre de l’immigration choisie, la province du Québec est un choix mûrement réfléchi. A cet effet il nous relate. «Après la fin de mes études et une année de travail, j’ai décidé d’immigrer vu que les perspectives d’évoluer ici sont quasi nullement, j’ai entamé les démarches qui étaient dures et après presque deux années d’attente, j’ai pu décrocher le fameux sésame, un statut de résident permanent et maintenant j’ai des enfants et un travail bien rémunéré. »

La procédure est simple et complexe à la fois, un vrai parcours du combattant. Théoriquement, c’est simple, il suffit d’être universitaire, parlant bien la langue de Molière, être âgé entre 23 et 49 ans et avoir une expérience professionnelle de plus de deux ans, selon la province dans laquelle on veut s’établir.

Néanmoins, il faut s’armer de patience pour attendre le verdict final, car la procédure prend plus de deux ans entre enquête de sécurité qui sera menée par les services de l’immigration, les entrevues, les tests de langue (français et anglais), un certificat de sélection du Québec pour les candidats désireux se rendre dans la jolie province et enfin un entretien final avec un agent de l’immigration pour la délivrance de la résidence permanente.

Une fois au Canada, les immigrés kabyles choisissent d’exercer dans l’hôtellerie, la restauration, la santé, etc. Aussi, des associations sont nées afin de promouvoir les activités et la culture berbères, des concerts sont organisés mensuellement avec de grands noms de la scène kabyle ainsi que des écoles d’art. Les Kabyles choisissent de s’installer dans la ville de Montréal du Québec, une minorité se trouve dans la province de l’Ontario, ou des villes comme Toronto ou Ottawa, la capitale du Canada, sont privilégiées. Enfin, une petite minorité a posé bagages à l’extrême ouest du pays et plus précisément à Vancouver, la ville anglo-saxonne au charme fou et à la beauté magique. Dans la province du Québec où les Kabyles trouvent leurs repères, on peut croiser certaines personnes vêtues de robes kabyles d’après Hamid qui nous dira que « les Kabyles s’intègrent facilement au mode de vie québécois » et cela malgré la différence culturelle. En somme, le bureau d’avocats sis à Didouche Mourad continue toujours de recevoir des Kabyles venues s’informer de la procédure de l’immigration dans ce pays qui attire les Algériens vu la qualité de vie qu’il offre.Mais pour les études, c’est tout autre chose car la procédure pour obtenir un permis d’étude a été modifiée et les démarches ne sont pas faciles.

Hacène Merbouti

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