Par R. B. | 13 Mars 2012 | 1433 lecture(s)

Des voix du Haouch « Amar Khodja » exhortent les pouvoirs publics à démolir le vieux bâti

“Les gourbis menacent d’éffondrement !”

Le propriétaire du Haouch dit « Amar Khoja », situé au niveau du quartier Aïssat Idir, l’un des plus anciens de la ville de Bouira, s’est exprimé au sujet de ces taudis, tout en interpellant les pouvoirs publics, notamment le premier magistrat de la wilaya, concernant la démolition de ces Haouchs et le relogement des locataires. « Mais qu’attendent nos responsables ? », s’est-il interrogé sur ce qu’il a qualifié de négligence et de laisser aller de la part les autorités. Avant d’ajouter que « ces gourbis ne sont plus en mesure d’abriter qui que ce soit, ils menacent de s’effondrer à tout moment. De ce fait, je sollicite M. le wali pour entamer les opérations de démolition et trouver une solution aux locataires ». Ce propriétaire, nous a, ensuite, montré les nombreuses correspondances envoyées aux différents P/APC et chefs de daïra qui se sont succédés à Bouira. La dernière en date est celle du 13 juin 2011 et la plus ancienne remonte à 1994. « Comme vous pouvez le constater, on n’a pas ménagé nos efforts pour alerter les autorités quant à la nécessité de raser ce vieux bâti. Cependant, et à ce jour, aucune réponse concrète ne nous a été fournie », dira notre interlocuteur. Dans une correspondance à l’attention du chef de daïra de Bouira, datée du 13 juin 2011, il a été porté à la connaissance de ce dernier une liste nominative des locataires de ce Haouch, au nombre de 15 personnes. Selon notre hôte, « cette liste a pour but d’identifier les locataires et d’éviter tout quiproquo », et d’ajouter que « toutes les personnes citées dans ce document sont détentrices d’un reçu de loyer et d’un livret de famille conforme». Sur un tout autre volet, le propriétaire mettra en exergue les autres héritiers de ce Haouch et leur statut un peu particulier… Ainsi, parmi les locataires, il existe aussi des propriétaires (ayants droit), car, précise notre interlocuteur, ce terrain, d’une superficie de 700 m2, est dans l’indivision. « De par cette situation (l’indivision, ndlr), il est plus que logique que les héritiers puissent bénéficier d’un logement, dans le cas où les autorités ordonnent la démolition de ces taudis », dira-t-il avant d’enchaîner que « les pouvoirs publics, notamment les services de l’APC, jouent avec cet argument pour nous mettre des bâtons dans les roues. Les ayants droit, une fois ce vieux bâti démoli, bénéficieront, tout au plus, de 15m2 chacun… C’est purement inconcevable !». Pour rappel, les habitants de ce Haouch ont, à maintes reprises, interpellé le premier responsable de la wilaya pour lui faire part de leur lassitude et leur désappointement quant à leur situation, qu’ils ont qualifié d’inhumaine.

R. B.

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