Par L. Beddar | 19 Juillet 2012 | 3424 lecture(s)

Tourisme Jijel La destination de l’Est du pays

Une merveille au bord de la méditerranée

Jijel est une région très prisée pour son tourisme côtier et montagneux. Sur les 50 plages ornant son littoral, elle compte 22 plages autorisées à la baignade.

Selon les estimations de la direction du tourisme, l’année écoulée, ils étaient environs 7 millions de visiteurs à s’y rendre durant les mois de juin et de juillet. Comme toutes les régions côtières d’Algérie, Jijel, en été, reste une destination privilégiée pour de nombreux touristes et vacanciers. Le charme séduisant des paysages dans cette magnifique région résulte de la présence de la mer, des montagnes et d’un climat original. Les touristes et autres vacanciers s’émerveillent des côtes découpées en petites criques ou taillées en falaises, qui s’alternent avec des plages de fond de baie. A cela, s’ajoutent un environnement rural subtil, un mode de vie demeurant traditionnel, qui contribuent au dépaysement des citadins avides d’exotisme. Jijel vante donc la douceur de vivre, le dépaysement, le climat exceptionnel, les plages paisibles dorées au sable fin, les petites criques à l’ombre de gigantesques arbres, la mer bleue et limpide, l’hospitalité charmante de ses habitants, le charme pittoresque de ses villages de campagne, sans oublier le soleil resplendissant de l’été. C’est, peut-être, tout cela qui a fait qu’une affluence record a été enregistrée, au cours du week-end dernier, sur les plages de Jijel. Pour répondre au désir d’être toujours plus prés de la mer, sur le sable, les pieds dans l’eau, les touristes, comme les vacanciers, se déplacent en masse vers les plages. Cela s’explique par le rythme de vie oppressant dans les villes qui fait que les citadins avides de soleil et de bains de mer se dirigent les jours fériés ou durant les grandes vacances vers les côtes. Les zones boisées, situées généralement au dessus des plages, ont été aussi prises d'assaut par des familles qui s'y installent pour la journée. Des familles en quête de repos, qui aiment s’éloigner du tapage des plages et des lieux publics. Il faut dire que certaines familles, en choisissant des randonnées pédestres et en se rendant en montagne ont grandement besoin de profiter du grand air. C'est bon pour les enfants, surtout, qui sont durement confrontés à l'absence d'aires de loisirs dans les cités. Ornée de criques, d’îles, d’îlots et d’autres sites enchanteurs et envoûtants, Jijel, région touristique par excellence, figure parmi les plus prisées en saison estivale, en dépit de l'absence de certaines commodités en matière de tourisme. En effet, le véritable problème que connaît le secteur du tourisme à Jijel reste, incontestablement, les structures d'accueil et les bonnes conditions de séjour qui sont insuffisants pour répondre à la demande. Pour preuve, et selon une source connaissant bien le secteur du tourisme dans la région, l’année passée, les infrastructures hôtelières existantes étaient nettement insuffisantes par rapport au nombre exorbitant d’estivants qui ont séjourné à Jijel. Ce qui a fait que beaucoup se mettaient en groupe et optaient pour les locations d’appartements dont les coûts sont jugés nettement moins chers que les suites d’hôtel. Cette année, les vacances, à cause du Ramadhan, sont coupées en deux.

Au départ de Melbou

La première décade allant de juin à juillet connait une affluence d'estivants non des moindres en cette période caractérisée par des pics de chaleurs jamais enregistrés. D’autres rushs sont attendus à la fin du mois d’aout, juste après le Ramadhan. Les vacanciers profiteront des derniers jours de vacances avant les rentrées scolaires et sociales. Ces criques sont prises d’assaut durant cette saison par les estivants, si l'on en juge par le déferlement des vacanciers suite aux voitures venant de Skikda, de Constantine, de Sétif, de Béjaïa. Des voitures immatriculées dans presque toutes les wilayas d’Algérie et même quelques départements français connus pour leur proportion de résidents d’émigrés algériens. Il demeure que face à une demande touristique importante, Jijel à tendance à se moderniser. Un essor de développement touristique est perceptible avec les constructions d’infrastructures d’accueil dignes de ce nom (hôtels, restaurants, camps de toiles, etc.). Cela provoquera, sûrement, des mutations dans les modes d’hébergement, avec la naissance de campings, villas et hôtels plus au moins luxueux. Mais toujours est-il, le tourisme traditionnel a encore de belles années devant lui, avec des espaces exploités par des petits revendeurs de sandwichs, de boissons et autres beignets, qui refont leur apparition durant la saison estivale. Des locaux versés dans des activités commerciales liées à la saison estivale, comme les crémeries, ont également rouvert, au grand bonheur des familles en quête d'un moment d'évasion. L'aubaine n'a pas été ratée, aussi, par des gérants de solariums, qui n'ont pas hésité à planter leurs décors sur des lieux spécialement aménagés pour le bronzage. Le prix de location des tables et parasols sont proposés à 200 dinars sur les plages. En empruntant la route reliant Béjaïa à Jijel, via le gigantesque massif montagneux, la corniche Jijelienne accueille son visiteur avec des paysages multiples qui font rêver. Le bleu de la mer et la verdure des forets saisissent. Ce sont, à vrai dire, des panoramas à couper le souffle. Notre visite à commencé à partir de la sortie de la ville de Melbou, en continuant vers Jijel, les falaises subjuguent à cet endroit. C’est un vrai paradis écologique que découvrent les randonneurs à pied, en moto ou en voitures. Les automobilistes empruntant cette route taillée à même les rochers, étroite, sinueuse, collée au flanc de la montagne, s’arrêtent pour contempler une mer bleue à l’eau limpide et la montagne au relief escarpé et boisé, recouverte de végétation verdoyante. Les singes magots, seuls occupants des lieux, attirent beaucoup de touristes, notamment les jeunes enfants qui les apprivoisent en leur donnant de la nourriture (pain, biscuit, gaufrettes) de main en main. Les peureux leurs lancent des bouts de pain de loin, de crainte de se faire griffer la main. Ils se ruent sur les bouts de pains en faisant des grimaces et des gestes qui amusent les touristes. Parfois, ils sautillent et courent dans tous les sens. Les vacanciers, pour immortaliser cette communion, font usage de caméscopes et d’appareils photos. En avançant davantage sur cette route, on découvre Ziama Mansouriah, un village balnéaire hautement touristique, réputé pour la beauté de ses plages propres, mais manquant terriblement de moyens d’accueil (hôtel, restaurants, cafés). Cela n’a pas dissuadé les familles qui ont pris d’assaut la plage située à côté. Des parasols aux couleurs bigarrées s’imbriquent l’un à l’autre. Les bords de mer grouillent de baigneurs qui s’adonnent à cœur joie à des trempettes.

A la découverte de Ziama Mansouriah

Les enfants sont surveillés par les parents qui ne les perdent jamais de vu, sachant que les risques de noyades planent sur nos plages malgré la surveillance accrue des agents de la protection civile. Nous quittâmes Ziama Mansouriah pour les grottes merveilleuses situées, non loin, dans un massif montagneux escarpé et boisé, dominé par une forêt recouverte de végétation verdoyante. Des arbres gigantesques alternent avec une végétation dense d’où se dégagent des senteurs parfumées qui chatouillent les narines. Ces grottes merveilleuses, que fréquentent des milliers de visiteurs, quotidiennement, figurent parmi les sites les plus prisés par les estivants dans cette région. Les familles trouvent un malin plaisir à les visiter. Quand la fatigue les gagne, elles s’arrêtent pour se reposer sur les bancs installés dans le jardin situé à la lisière de la forêt. Elles profitent aussi pour pique-niquer. Implantées le long de la corniche Jijelienne, une des plus célèbres curiosités de la nature, les grottes merveilleuses constituent un lieu de prédilection pour des millions d’estivants et de touristes, nationaux et étrangers. Gérée par le Parc national de Taza, ce site reçoit chaque année, et particulièrement en période estivale, de nombreux touristes et vacanciers en quête de nouveautés. Leur curiosité est largement satisfaite par la découverte de ce que la nature a façonné. Une vraie merveille de Dame Nature qui a façonné des stalactites et des stalagmites givrantes même en été, quand la température dépasse les 30°c. Selon un guide local, ces grottes ont été découvertes en 1917, lors des travaux de réalisation de la route qui relie Jijel à Béjaïa. Ces excavations où la température est stable durant toute l’année, attirent des flux de touristes dépassant largement le millier de visiteurs quotidiennement. Les grottes merveilleuses sont le miroir de la région de Jijel, elles constituent, d’ailleurs, un passage obligé pour tous les visiteurs, nous apprend-on. Selon ce guide, la température à l’intérieur de cette grotte spacieuse est constante à 18° C, avec un taux d’humidité variant entre 60 % et 80 %. Le visiteur de ce joyau de la nature, en arrivant au lieu miracle situé à l’intérieur de la grotte, ne pourra se retenir d’observer attentivement diverses formes impressionnantes que présentent ces concrétions calcaires. Des configurations des humains, des animaux, des objets, sont autant de formes aussi étranges les unes que les autres, qui impressionnent le visiteur. À toutes ces formes s’ajoutent des couleurs formant un tableau naturel que des mains expertes d’un humain ne pourront imiter. Nous terminons notre périple en s’arrêtant un tant soit peu à la ville de jijel. Une ville qui reste une destination de rêve pour de nombreux touristes et vacanciers venant de divers horizons. Nous découvrîmes une ville musée mais aussi une ville du présent, fascinante, harmonieuse et au rayonnement sans égal. Inspirée, raffinée, elle sait rester simple sur le bord de la méditerranée. Et ce n’est pas tout, dans l’arrière pays, elle dévoile ainsi avec brio ses montagnes, ses sources aux eaux limpides et minérales, sortant directement des entrailles de la terre à des centaines de mètres d’altitude, ses campagnes où sont disséminés de petites villes et villages, propres et ardents, et son vaste littoral aux rivages parsemés de plages au sable fin et doré, ainsi que des criques féeriques, situées souvent entre une mer bleue azurée et des montagnes qui enchantent par des panoramas sauvages que dominent de petites forêts touffues et verdoyantes même en été.

L. Beddar

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