Le président de section de football du LC Iflissen, Karim Aït Larbi, nous parle dans cet entretien de la situation critique que traverse le club. Il reste toutefois optimiste pour le maintien. Comme il lance un appel de détresse aux autorités compétentes de la wilaya pour venir en aide au club qui souffre financièrement.
La Dépêche de Kabylie : Le club traverse une mauvaise passe cette saison et occupe la dernière place. Comment expliquez-vous cela ?
Karim Aït Larbi : Le club souffre cette saison et nous occupons, certes la dernière place avec 10 points, mais on a une bonne équipe. Notre majeur souci cette saison, qui a influé négativement sur le rendement général de l’équipe c’est le fait que nous n’avons pas de stade. Nous souffrons chaque semaine de ces déplacements, qui épuisent les joueurs et qui nous coûtent cher. Ajoutez à cela, la crise financière qui frappe le club, ce qui ne nous a pas permis de garder l’ossature de l’équipe de l’année passée, car si nous l’avions maintenue, on aurait largement joué les premiers rôles, cette saison. On n’a rassemblé les joueurs qu’à la dernière minute et nous n’avons pas effectué la préparation inter saison pour plusieurs raisons, notamment le retard de l’AGO. Tout cela fait que le club n’arrive pas à sortir la tête de l’eau et le résultat vous le connaissez tous.
Mais au train où vont les choses, le club se dirige droit vers la rétrogradation ?
Nous sommes conscients de cela. On fera le maximum pour nous maintenir, car on a une bonne équipe qui ne mérite pas la rétrogradation. On fait de bons matchs devant de bonnes équipes mieux huppées que nous. Il ne faut pas oublier le fait que nous sommes lésés par l’arbitrage cette saison. Sans vouloir justifier notre classement actuel, mais je dirais que l’arbitrage nous a fait perdre plusieurs matchs cette saison et il y a une flagrante complicité des arbitres. Bref, on jouera contre Aïn Bessam cette semaine, avant d’accueillir Bordj Ménaïel lors du match retard et on va saisir cette occasion pour engranger six points pour respirer un peu.
On vous sent optimiste pour le maintien malgré cette situation comatique ?
Je vous ai expliqué les raisons de notre échec cette saison, qui sortent du domaine technique et sportif aussi, car au risque de me répéter, si nous jouions chez nous ou même à Azeffoun au lieu de faire des pérégrinations chaque semaine, on ne se serait jamais retrouvés en queue du classement, avec dix points seulement. Notre équipe a du potentiel et est composée de joueurs de bonnes familles, qui se donnent à fond et sont tous animés d’une bonne volonté de fer pour sauver le club du purgatoire. Je suis très optimiste pour le maintien. Il nous reste 17 matchs à jouer, soit 51 points en jeu et la balle est dans notre camp pour récolter le maximum de points possible pour se maintenir et nous en sommes bien capables de réaliser cet objectif.
Donc, vous promettez aux amoureux du club le maintien en régionale II.
C’est ce que nous espérons tous et on ne lésinera guère sur l’effort pour atteindre ce but, qui est une responsabilité sur nos épaules. J’espère que le stade d’Azeffoun, qui est en chantier actuellement, sera incessamment homologué pour que nous puissions y recevoir, car ce n’est pas loin et nos supporters peuvent faire le déplacement pour nous soutenir. Je lance aussi un appel de détresse aux autorités compétentes d’aider le club, car nous représentons la wilaya de Tizi-Ouzou dans la régionale 2 et non uniquement la région d’Iflissen. Imaginez que la DJS de Tizi-Ouzou nous doit à ce jour 70 millions, comme remboursement de frais d’engagement durant ces deux dernières années, mais à l’heure où je vous parle, la DJS n’a pas daigné nous rembourser, alors que nous avons grandement besoin d’argent pour sortir le club de ce gouffre. On doit motiver les joueurs pour qu’ils se transcendent, car le cœur et la volonté y est, ce qui nous fait défaut ce sont les moyens financiers et les infrastructures. Je reste tout de même optimiste pour le maintien du club et on continuera main dans la main pour atteindre cet objectif, qui tient en haleine toute la région d’Iflissen.
Entretien réalisé par K. Kader

