Par DDK | 19 Juin 2017 | 5789 lecture(s)

JS Kabylie Le dernier titre remonte à 2011

Le prestige kabyle en péril

Bâti pierre par pierre, à coups de sacrifices et d’amour pour ses couleurs par plusieurs générations, l’édifice kabyle risque aujourd’hui de s’effondrer.

En effet, tout le monde sait que la JSK a toujours été au sommet de la pyramide du football national, depuis maintenant de longues années. Un riche palmarès qui fait d’elle le club le plus titré du pays. Mais aujourd’hui, cet empire est en péril, sachant que le dernier titre remporté par le club remonte à 2011. Une coupe d’Algérie gagnée face à l’USM El-Harrach au stade du 5 Juillet. Depuis cette consécration, c’est la grande traversée du désert pour le club kabyle qui n’a récolté aucune distinction. Une disette de sept longues et douloureuses années qui n’est pas sans conséquences pour la JSK qui est menacée de perdre le monopole de leadership du football national. A l’agonie ces dernières saisons, l’ogre de la balle ronde nationale et un des géants d’Afrique risquent tout bonnement de se faire rattraper, voire détrôner de son titre de club le plus titré d’Algérie par ses poursuivants immédiats, à l’image du MC Alger, l’USM Alger et l’ES Sétif. Il n’échappe à personne que la JSK, qui compte 19 consécrations (toutes compétitions confondues) n’est en fait aujourd’hui qu’a trois consécrations de plus que l’Entente de Sétif. Un club qui a profité de l’hibernation des Canaris, relégués à jouer assez souvent le maintien, pour gagner des marches et se rapprocher davantage du monument du football national. C’est dire que ce prestigieux palmarès de la JSK est aujourd’hui plus que jamais en péril. Les responsables qui président aux destinées de ce grand club doivent prendre conscience de ce danger et se dire que le moment est venu de réapprendre à gagner des titres afin de se mettre à l’abri et de demeurer le number one du sport roi national.

Des changements s’imposent

Pour ce faire, la direction du club doit opter pour une autre politique que celle mise en œuvre ces dernières années et qui a failli mener le club à l’irréparable. Une relégation qui constituera évidemment une tache noire pour ce club, le seul à ne pas connaitre les affres de la descente aux enfers depuis son accession en division 1 en 1969. Un record historique et unique dans les annales du football national qui traduit toute la grandeur du club phare de la Kabyle. Aussi, pour préserver tous ces acquis, les actionnaires, le conseil d’administration, les choix du manager général, de l’entraîneur en chef, des joueurs à recruter doivent correspondre à l’envergure de ce géant du football national. Désormais, la JSK doit retrouver la stabilité d’antan, que ce soit dans les staffs administratifs et techniques que celui des effectifs. Une stabilité qui a fait en grande partie la réussite du club, à l’image de la fameuse formation du Jumbo Jet qui écrasait jadis tout sur son chemin, tel un ouragan. La JSK ne doit plus constituer un tremplin pour des joueurs qui ne connaissent pas la valeur des couleurs jaune et vert ou des entraîneurs avides de se faire tout simplement une carte de visite. Cette manière de faire de ces dernières années (libérations et recrutements anarchiques chaque intersaison, la valse incessante des entraîneurs et des managers…) doit cesser, car, sinon, ce sera tout l’édifice construit par plusieurs générations qui ont consenti des sacrifices énormes qui risque de s’effondrer. La direction du club doit opérer des recrutements judicieux avec des joueurs de renom capables d’apporter un plus et faire aussi et surtout plus confiance aux enfants du club qui sont les seuls capables de redorer le blason de cette grande équipe dont l’image a été ternie ces dernières saisons où la JSK est devenue un club quelconque, à la portée des plus novices.

S Klari.

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