Par DDK | 8 Novembre 2018 | 1844 lecture(s)

LFP - Le Bureau exécutif gèle ses activités

Medouar isolé

Il semblerait que les jours du président de la Ligue de football professionnel, Abdelkrim Medouar, sont désormais comptés, lui qui vient de subir un double camouflet en l’espace de quelques jours seulement. En effet, après les violentes critiques à son encontre de la part du président de la JSK l’appelant à démissionner de son poste suite à l’affaire de la programmation du match USMA - JSK, suivies par la décision «venue d’en haut» de reporter ce classico comme souhaité par le club kabyle, voilà que le patron de la LFP se voit infliger un deuxième revers en l’espace de 24 heures. En effet, cinq des six membres constituant le Bureau exécutif de la Ligue de football professionnel (LFP) ont décidé, mardi soir, durant une réunion à El Eulma, de geler leurs activités en signe de protestation contre les «décisions unilatérales» prises par le président Abdelkrim Medouar. «Nous avons décidé de geler nos activités au niveau de la LFP. Il ne s’agit pas d’une démission collective, nous sommes toujours en poste. Nous contestons la manière de gérer prônée par Medouar, qui ne nous implique pas dans ses décisions, ce qui est inadmissible. Il a reporté le match USMA - JSK sans prendre la peine de nous le faire savoir, alors qu’il avait juré de ne pas le reporter. Dès mercredi, nous allons saisir le président de la fédération algérienne (FAF) pour essayer de trouver une solution à ce problème», a affirmé à l’APS le membre du bureau exécutif, Akli Adrar, qui est également dirigeant au sein du MOB. Outre Adrar, cette réunion tenue à El Eulma, a vu la présence de deux autres membres, à savoir Djamel Messaoudène et Mabrouk Harrada, alors que Farouk Belguidoum et Mohamed Boualem, retenus par des obligations, n’ont pu faire le déplacement, mais tout en donnant leur accord à la démarche décidée par leurs pairs, précise la même source. «Il devait restructurer la LFP et il ne l'a pas fait. De plus, il n'existe ni secrétaire général, ni vice-président, c'est la raison pour laquelle nous ne cautionnons pas sa politique», a encore fait savoir M. Adrar, avant d’enchaîner : «Nous sommes disposés à travailler de nouveau avec Medouar à une seule condition, faire preuve de bonne foi et nous impliquer davantage dans ses décisions». Avec cette sortie fracassante de ses proches collaborateurs au sein de la LFP, Abdelkrim Medouar se trouve désormais seul et isolé au sein d’une Ligue dont les autres membres ne veulent plus travailler avec lui, ce qui le mettra dans l’obligation de déposer sa démission et élire ensuite une nouvelle LFP faute de quoi, c’est toute la structure qui gère le championnat des Ligues 1 et 2 qui se retrouve tout simplement bloquée.
A. C.

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