En effet, il est difficile pour un club de « trimballer » une saison durant avec seulement 50 millions de centimes pour se retrouver avec une bagatelle de 400 millions de centimes de dette. Avec tout cela, la formation chérie de la ville martyre occupe la douzième place et s’est tracée l’objectif du maintien. « Nous continuerons le restant des matches avec les juniors et cadets, puis en fin de saison, nous verrons bien ce qui va se passer. Pour l’instant, nous ne sommes heureusement pas menacés par la relégation », précisera M. Radji, entraîneur du club. Pour Ahmed Chaouch, le boss du club. « Je vois mal comment sortir de ce bourbier financier lorsqu’on nous promet une subvention de 200 millions et que vous vous retrouvez avec seulement 50 millions de centimes. Faites un peu le compte, alors… « . M. Amrane, président de l’APC de Kherrata n’est lui, pas allé par trente-six chemins pour ajouter : « Nous n’avons pas d’argent, nous serons obligés d’arrêter ». C’est dire qu’il ne fait plus du tout bon vivre au CRBK et nous avons même appris que le staff technique menace carrément de jeter l’éponge, en plus clair, l’on se dirige directement vers un retrait de la compétition du Chabab. Des joueurs de la trempe de Chenouf ou encore Laïdani n’ont pourtant rien à envier à ceux qui évoluent en nationale I. L’équipe de volley-ball qui évolue en division Une est logée à la même enseigne puisqu’elle effectue des déplacements jusqu’à Tlemcen et le budget alloué à cette formation n’est que de 5 millions de centimes. Les instances sportives wilayales sont vivement interpellées car il y va de la disparition pure et simple de l’histoire du sport à Kherrata. Cette même localité qui s’apprête à commémorer les tueries du 8-Mai 1945 ne mérite pas du tout un tel sort.
A. Nabet
