Azazga a connu dans la matinée de vendredi dernier un grave évènement qui aurait pu prendre une tournure dramatique si ce n’était l’intervention des services de sécurité de daïra qui ont su calmer les esprits.
Les troubles ont eu lieu à 9h au niveau de l’entrée de la route secondaire contournant la route nationale n°12 de Tizi Bouchene et logeant des bâtiments des cités s’y trouvant. Les citoyens de ce quartier assistés de ceux d’Ighil Bouzel, qui se trouve à proximité ont procédé à la fermeture de cet axe. Alertés, les services de sécurité se rendirent immédiatement sur les lieux pour tenter de dissuader les protestataires, en vain. Ceux-ci répondront par une fin de non recevoir. Devant l’intransigeance affichée par ces citoyens, les policiers préféreront éviter la confrontation qui aurait provoqué certainement des débordements. La sagesse l’aura donc emporté mais malheureusement, pas pour longtemps et pour cause ! Informé de cette révolte inattendue, le P/APC viendra s’enquérir de la situation. Dès son arrivée, une foule a cerné son véhicule. Celle-ci lui rappellera ses promesses non tenues au sujet de la pose de dos d’ânes tout au long de ce tronçon dangereux qui a failli d’ailleurs coûter la vie à une vieille femme, renversée par un «chauffard» qui dévalait la pente à grande vitesse. Inexistence de trottoirs et absence d’éclairage sont, entre autres, les problèmes qui ont été déjà soulevés et qui n’ont pas eu de réponse. Une altercation se produira entre le P/APC et les citoyens. L’intervention salutaire des policiers venus en force empêchera les protagonistes d’en venir aux…mains ! Un médecin exerçant et résident dans ce quartier rappellera au maire qu’il avait fait bénéficier Tizi Bouchène par la pose de ralentisseurs qui est pourtant mitoyenne. Excédé par cette panoplie de reproches, le P/APC s’emportera et lancera en direction de ce médecin un «Chah!». Cette réaction faillira rallumer le brasier qui venait de s’éteindre… Devant ce comportement que les présents dénonceront, les protestataires camperont sur leur revendication réaffirmant que la route restera bloquée jusqu’à la satisfaction de leur demande somme toute logique, il faut le dire. De mémoire d’homme, Azazga n’a donc jamais connu une telle affaire : Un maire malmené par des citoyens qui regrettent de l’avoir soutenu. Enfin, les citoyens dans leur écrasante majorité ont tenu à féliciter la sûreté de daïra pour s’être comportée dignement.
Rachid Yahou

