Le chef du service dermatologie du CHU Mustapha, le professeur Ismaïl Belkaidali, a souligné la nécessité de mobiliser tous les moyens nécessaires à un bon accomplissement du service civil. » Le service civil est l’équivalent du service national. Un débat national sur la question s’impose pour l’intérêt des malades, notamment ceux des régions éloignées « , a souligné le Pr Belkaidali.
L’intervenant a également appelé à garantir tous les moyens nécessaires aux médecins affectés dans les régions de l’intérieur en vue d’assurer le bon accomplissement du service civil. Il a toutefois déploré l’affectation de femmes médecins dans certaines régions sans leur garantir les moindres conditions de travail, dont le logement, précisant que l’Etat perd beaucoup en envoyant un médecin spécialiste dans une région donnée sans lui garantir les moyens nécessaires au bon accomplissement de sa mission. Il faut dire que près de 7.000 médecins spécialistes ont été formés par l’université algérienne ces 5 dernières années, soit en moyenne 1.500 chaque année. 80 % d’entre eux exercent dans le service public extra-universitaire et un grand nombre dans le secteur privé ou dans les firmes pharmaceutiques en tant que délégués médicaux.
Chaque année, théoriquement, le ministère organise deux opérations de choix des postes pour l’affectation des praticiens spécialistes lauréats de la dernière promotion du diplôme d’études médicales spécialisées (DEMS), et selon les dispositions du décret 99-176 du 2 août 1999 fixant les modalités d’accomplissement du service civil des praticiens médicaux. Ces nominations sont rarement faites dans les temps.
Pour l’année 2011, les régions dépourvues en médecins ont bénéficié de quelques spécialités, 140 en pédiatrie, 125 en anesthésie-réanimation, 88 en gynécologie obstétrique, 50 en radiologie, 86 en chirurgie générale, 54 en médecine interne et 76 en traumatologie-orthopédie. « Sur ce nombre de candidats, 80 % arrivent à décrocher leur diplôme « , a affirmé le doyen de la faculté de médecine d’Alger et président des conférences des doyens. Il a précisé que pour cette même année, 1 123 postes de résidanat sont ouverts et l’examen est prévu pour le mois d’octobre prochain. « L’objectif de notre faculté est d’arriver à atteindre les 50_% dans la formation des médecins spécialistes, soit 1 étudiant sur 2 qui sera en spécialité dans les années à venir « , a-t-il ajouté. Pour lui, « la formation est assurée, mais il faut trouver les mécanismes pour garder ces praticiens. L’université forme pour les secteurs public, parapublic et le privé et non pas pour les autres », s’est-il indigné en précisant que le nombre de médecins est suffisant pour assurer la prise en charge médicale au niveau des 48 wilayas.
H.N.
