A Draâ El Mizan, la prime de solidarité scolaire accordée aux enfants nécessiteux, aux démunis et aux victimes du terrorisme a été versée dès cette première semaine de la rentrée scolaire.
«Ce n’est plus un problème maintenant car les listes sont prêtes à la fin de l’année scolaire. Ceci permet une célérité dans le versement de cette prime de trois mille dinars par enfant», nous a confié une source proche de la daïra. Cette dernière qui compte quatre communes à savoir Draâ El Mizan, Aït Yahia Moussa, Frikat et Aïn Zaouïa a bénéficié d’un montant qui couvrira toutes les demandes appuyées par des dossiers répondant à la lettre de recommandation délimitant les bénéficiaires. D’ailleurs, les économes au niveau des collèges et des lycées de toute la daïra sont mobilisés pour réussir cette opération, car le ministre de l’éducation a insisté à maintes reprises de verser cette prime le plus vite possible. « Nous payons cette prime chaque jour de la semaine, selon la disponibilité de l’argent. Avec le temps, nous avons une expérience suffisante pour mener à terme cette opération », nous a confié une source proche d’un collège. De l’autre côté nous avons appris que les manuels scolaires destinés à cette frange de la société et aux enfants du secteur de l’éducation ont été remis aux élèves peu avant la rentrée des élèves. « Juste au moment des inscriptions, nous avons reçu les parents venus chercher les manuels. Sur présentation d’un bon délivré par le chef de l’établissement, le parent a droit à tous les manuels dont a besoin son enfant ou d’un bon prouvant que l’enfant est bénéficiaire de la prime de solidarité scolaire. », nous a dit un chargé de la distribution de ces livres dans un lycée de la ville de Draâ El Mizan. Alors que dans certains collèges, dès les premiers jours de classe, les représentants des administrations sont passés dans les salles de cours et ont remis les livres au complet aux bénéficiaires. Pour cette année, aucun manque ne nous a été signalé. « Nous n’avons enregistré aucun titre manquant. Les élèves concernés ont eu tous leurs livres. La vente des livres aux autres est en cours », nous a signalé le premier interlocuteur. Néanmoins, il nous a été donné de constater que ces dernières années en raison de la cherté des livres, environ trois mille dinars pour un élève de classe terminale sciences expérimentales, le recours à l’achat de livres usagés est courant. « J’ai un ami qui a eu son bac l’an dernier, il m’a donné tous ses livres. Même si votre père gagne plus de quinze mille dinars, il ne pourra jamais arriver à vous acheter des livres neufs, car il y a d’autres dépenses. Et lorsque, vous êtes cinq à être scolarisés? », s’est adressé à nous un élève dont le père dépassait légèrement le SNMG, mais n’ayant pas bénéficié de la gratuité des livres. Cet élève a raison, car la loi qui a déterminé les bénéficiaires de la prime de scolarité et des manuels gratuits n’a pas été revue depuis la décision du président de la République d’octroyer une prime de scolarité à ces catégories de personnes en 2000. Pourtant, combien de fois, avons-nous entendu dire que des citoyens dont les revenus étaient conséquents bénéficiaient de cette prime sur la présentation seulement d’une attestation signée par deux témoins attestant que la personne n’avait pas de ressources au moment même où un deal est passé entre « fraudeurs ».
Amar Ouramdane

