Des institutions paralysées

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Le mouvement de protestation initié depuis le début de la semaine écoulée, par les citoyens de Saharidj, continue de prendre de l’ampleur.

En effet, de nombreux contestataires ont procédé à la fermeture du local provisoirement affecté aux services de la santé et cela en guise de protestation contre une réduction drastique des prestations dans des conditions inappropriées.

Peu convaincus des arguments avancés par la directrice de l’EPSP ayant pris attache le lendemain avec les protestataires, ces citoyens sont passés à une phase supérieure en radicalisant leur mouvement et en procédant à la fermeture de l’APC (déjà paralysée par la grève des fonctionnaires). Bien entendu, la fermeture de l’APC a automatiquement entraînée l’arrêt du service minimum.

Un arrêt qui s’est répercuté directement sur d’autres institutions tel que le lycée, qui enregistre depuis mercredi un taux d’absentéisme des étudiants qui frôle les 75 % en raison de l’arrêt du ramassage scolaire assuré faut-il le rappeler, par l’APC dont les chauffeurs affectés à cette mission du transport scolaire, sont empêchés par les protestataires de quitter le parc de stationnement.

C’est ainsi que les étudiants des villages Imesdhourar, Ath Illiten, Ath Hamadh et enfin Ath Oualvane n’ont pas pu rejoindre leurs établissements durant les deux derniers jours de la semaine écoulée (mercredi et jeudi).

Plus loin, un groupe de ces citoyens en colère, nous ont fait part de leur détermination à fermer l’ensemble des institutions de l’Etat à partir de ce dimanche et cela dans le cas où aucune solution n’est trouvée pour le cas de ce centre de santé à l’origine de la montée au créneau de la population.

Un ultimatum qui ne laisse pas une grande marge de manœuvre aux pouvoirs publics notamment la daïra et la wilaya sachant que l’APC de Saharidj traverse à l’heure actuelle, une phase de turbulences qui opposent les élus, les uns contre les autres. De ce fait, il y a rien à attendre du côté de l’APC de Saharidj. Aucune solution ne semble avoir été envisagée de ce côté pour le cas de ce centre de santé.

Oulaid Soualah

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