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Surprenante flambée des prix des fruits et légumes

Longtemps considérée comme l’une des plus importantes zones de production agricole, la localité de Aïn Bessam, ne parvient plus à sauvegarder sa réputation

En effet, vu la hausse exceptionnelle des prix de la majorité des fruits et légumes au niveau de ses marchés, dont une grande partie est produite à l’extérieur de la localité le citoyen est désemparé. Auparavant, ces mêmes produits étaient cultivés dans la région et inondaient les marchés du centre du pays, à l’instar du raisin et de la tomate. Ainsi, les prix de certains produits de grande consommation enregistrent des hausses vertigineuses, ce qui constitue une rude épreuve, pour les Bessamis, notamment en cette période de rentrée sociale, « on se fait avoir comme des pigeons bons à déplumer par les commerçants », nous déclare un père de famille rencontré à l’intérieur du marché de la ville de Aïn Bessam. Ce dernier nous a proposé de faire une virée sur les lieux pour constater l’ampleur du phénomène. En premier lieu, les œufs atteignent des prix records, alors que le plateau de trente unités valait prés de 200 DA (6,50 DA l’unité), le plateau est, désormais, cédé à 300 DA, soit 10 DA l’unité. Les fruits et légumes sont aussi très affectés par cette hausse, les prix de la tomate, de la pomme de terre, de la carotte et des oignions ont tout simplement doublé. Le kilo de pomme de terre qui était de 20 à 25 DA, est cédé à 45DA. On n’ose même pas parler des fruits dont le prix a tout simplement atteint des chiffres exorbitants. Pommes, raisin ou autres fruits, sont inabordables pour les petites bourses. Pour en savoir d’avantage sur ce fléau, nous avons interrogé l’un des commerçants sur les véritables causes de cette flambée. Ce dernier nous affirme que lui-même achète ces produits plus chers qu’auparavant, et que cela est du à la chaleur et ses méfaits sur les marchandises. Une justification tirée par les cheveux et qui ne semble pas convaincre les plus naïfs des citoyens. Des citoyens qui payent les frais du laxisme des autorités et de l’absence du contrôle des prix. Ajouté à cela, une complicité entre les marchands, qui fixent des prix communs, ce qui est contradictoire avec les lois qui régissent ce commerce. Les marchands à la sauvette, se retrouvent, ainsi, comme seule alternative pour ménager, un tant soit peu, la bourse des ménages à faibles revenus. Notons, toutefois, que les marchands ambulants ne proposent pas toujours des produits sains et de qualité ce qui fait que le risque d’intoxications est omniprésent.

Oussama K.

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