Depuis que le centre de santé d’Aït Yahia Moussa est devenu une polyclinique, il bénéficie de services supplémentaires. D’abord sur le plan du personnel, on croit savoir qu’il n’y a pas un manque. Dernièrement, la radiographie a été mise en service si bien que les patients nécessitant des radios sont orientés sur place. L’autre service tant attendu est celui des analyses médicales. « Tout le matériel nécessaire est installé.
Il ne reste que l’affectation du personnel qui va s’en occuper », nous a confié une source locale. Dans cette région démunie, nombreux sont les malades qui n’ont pas les moyens de se faire délivrer un bilan médical. « Le moindre bilan coûte plus de mille dinars chez les privés. Je connais des patients qui n’arrivent même pas à faire un bilan qui leur est demandé par un médecin », a ajouté la même source. A Aït Yahia Moussa, le manque de couverture sanitaire demeure toujours en dépit de toutes les mesures prises au bénéfice de cette polyclinique, quand on sait par exemple que pour une urgence de nuit, il faut faire des kilomètres jusqu’à Draâ El Mizan ou encore jusqu’à Tizi-Ouzou. L’urgence d’inscrire un mini hôpital pour cette commune de plus de vingt mille habitants est de mise. Quant aux salles de soins implantées dans les grands villages, elles fonctionnent mieux qu’avant, depuis le restructuration de la santé avec la création des établissements publics de santé de proximité ( EPSP).
« En plus du passage des médecins deux fois par semaine dans chacune d’elles, elles sont bien servies en matière de pansements, de seringues et de matériel médical d’urgence », a conclu la même source.
Au niveau de la polyclinique du chef-lieu, c’est le problème du manque de sécurité qui persiste toujours.
Amar Ouramdane

