Bâtie au début des années 70 et implantée à l’ouest de la ville d’Aomar gare, l’école Akkacha Laifa accueille, depuis deux ans, des enfants résidant à la cité Saadi Moussa. Elle a connu des travaux d’aménagement et de rénovation ainsi que la construction de nouvelles salles de classes. Cet établissement compte 420 élèves encadrés par 24 enseignants. Néanmoins, ces écoliers sont exposés à un danger permanent qui les guette à chaque entrée ou sortie de l’école. En effet, le portail principal de l’établissement se trouve à quelques mètres de la RN25, route qui mène vers la zone d’activités d’Aomar Gare. Des camions à gros tonnage font la navette du matin au soir, sans interruption. Ces engins transportent de l’argile de la carrière d’Aomar vers les unités de production de Boudouaou et de Blida. Certains conducteurs sont certes vigilants, mais d’autres se montrent peu scrupuleux et surtout aveuglés par l’appât du gain. Ces chauffards n’hésitent pas à appuyer sur le champignon afin de réaliser un maximum de navettes. Le danger est omniprésent au niveau de la descente qui borde cette école et un quelconque défaut technique du système de freinage s’avérerait fatal pour ces écoliers. Les véhicules légers sont aussi la cause de nombreux accidents, à l’image de cette enseignante qui a été victime d’un chauffard. Le piteux état de la route et l’imprudence de certains conducteurs font peser sur les riverains, en général, et les écoliers, plus particulièrement, un danger permanent. La population est unanime quant à l’urgence de la situation et exige des autorités locales une prise en charge de cette route devenue, au fil du temps, un véritable point noir.
A. B.