Même si le ton a été donné une journée avant la tenue de la tripartite, par la Centrale syndicale, le SNMG passera, à partir de janvier 2012, à 18. 000 DA, soit une hausse de près de 20%
Cette décision a été prise à l’issue de la réunion de la tripartite qui a regroupé le gouvernement, l’UGTA et des confédérations patronales, pendant les deux derniers jours à Alger. Ainsi donc, l’UGTA a pu décrocher 3000 DA de plus au Smig.
Cette augmentation, sera vite rattrapée par une flambée des prix des produits de première nécessité prédit un cadre de l’UGTA. Selon toujours ce cadre, la Centrale syndicale avait opté pour un Smig de 20. 000 DA dans ses propositions faites à l’Exécutif.
Lors de l’ouverture des travaux de la tripartite, Ahmed Ouyahia a énuméré trois importantes décisions relatives au financement des importations des intrants de production, à la bonification des crédits d’investissements des PME et au rééchelonnement des dettes bancaires des entreprises en difficulté financière qui sont déjà appliquées.
Lors de la conférence de presse tenue hier, le Premier ministre a réaffirmé la détermination
de l’Exécutif, » à prendre en charge les recommandations de la tripartite économique du mois de mai dernier pour dynamiser les entreprises et relancer l’investissement productif et améliorer le climat des affaires dans le pays « .
Cette réaffirmation d’Ouyahia, fut une réponse aux problèmes posés par les organisations patronales, notamment le président du Forum des chefs d’entreprises qui n’a pas été tendre lors de son intervention, envers l’Exécutif. Réda Hamiani, a énuméré les innombrables problèmes qui freinent l’investissement, comme la bureaucratie. A ce titre, il a souligné que » notre administration a toujours fait preuve de célérité lorsqu’il s’agit d’appliquer des mesures restrictives à l’investissement et de la lenteur lorsqu’il s’agit de facilités « . Les organisations patronales, ont, à l’unanimité plaidé » l’accélération de la mise en œuvre des décisions et recommandations prises lors de la dernière tripartite, celle de mai écoulé « .
Un groupe de travail pour se pencher sur la revalorisation des retraites
Le communiqué sanctionnant les travaux de la tripartite a indiqué qu’un groupe de travail a été mis sur pied pour se pencher sur la question relative à la revalorisation des retraites et la suppression de l’article 87 bis du Code du travail.
Pour la revalorisation des retraite, » la tripartite a convenu de confier à un groupe de travail tripartite l’examen des possibilités d’augmenter le taux de cotisation de la branche retraite pour assurer à la caisse les recettes supplémentaires nécessaires à la prise en charge durable de ses obligations envers les retraités » » a-t-on dans le communiqué. La décision de la mise sur pied de ce groupe de travail est dictée, selon toujours le communiqué » par le souci de ne pas mettre en danger les équilibres de la Caisse nationale des retraites, CNR, ainsi que ceux du budget de l’Etat « .
Sur ce point, Ahmed Ouyahia a indiqué” que le gouvernement dégagera, incessamment, une solution raisonnable et approprié à cette question « .
Ce même groupe aura aussi pour mission, l’étude des incidences qui découleront de la suppression de l’article 87 bis, relatif au mode de calcul du salaire minimum garanti du Code du travail.
Selon le communiqué final de la tripartite, le groupe de travail, aura, aussi, pour mission de » préparer la prise en charge de cette question dans la prochaine révision du Code de travail « . L’abrogation de cet article aura, selon le communiqué » des conséquences sur les
entreprises économiques qui ne pourraient pas faire face actuellement à son abrogation « , du fait, du déficit budgétaire lié essentiellement, à la politique salariale adoptée par l’Etat, depuis les derniers événements du mois de janvier.
A propos de la baisse de l’impôt sur le revenu global (IRG), le communiqué final de la tripartite exclut tout recours à cette » option « . » La Tripartite a décidé d’exclure tout recours à une baisse de l’Impôt sur le revenu global (IRG) » du fait que l’IRG constitue « une source majeure de la fiscalité ordinaire du pays « .
La suppression de l’IRG des pensions des retraités provoquera une incidence de 112 milliards de dinars, ont annoncé les Confédérations patronales. Pour rappel, les retraités bénéficient d’une bonification de 40%.
A propos des exportations hors hydrocarbures, la tripartite a avalisé une soixantaine de dossier que le ministère du Commerce aura à superviser, a annoncé Mustapha Benbada ministre du Commerce.
M. Mouloudj

