Dans une déclaration, signée par son président M. Kheloui, parvenue hier à notre rédaction, le comité du village Oumlil, dans la commune d’Aït Aissa Mimoun, monte au créneau pour fustiger les débits de boissons alcoolisées clandestins qui «pullulent dans la région».
«Sur une distance d’un kilomètre environ, sur le périmètre de notre village, on compte une vingtaine de bars et débits de boissons alcoolisées», peut-on lire dans la déclaration. Le comité rappelle que plusieurs démarches ont été déjà entreprises afin d’alerter les pouvoirs publics les invitant à prendre les mesures qui s’imposaient pour éradiquer ce fléau, mais en vain. La dernière action en date, menée par les villageois, remonte à quelques semaines à peine, lorsque ces deniers ont procédé à la fermeture de la mairie. Auparavant, soutient un membre du comité des écrits ont été adressés aux services concernés, mais rien n’a été fait, puisque les bars «clandestins» continuent, selon notre interlocuteur, «à exercer sans être inquiétés». Pour le comité du village Oumlil, la situation devient inquiétante, d’autant que les agressions sont devenues monnaie courante dans la région. «Nous assistons également à des agressions fréquentes à l’encontre des paisibles citoyens», souligne-t-on encore, affirmant que les agresseurs agissent «sous l’effet de l’alcool». Les rédacteurs de la déclaration tirent également la sonnette d’alarme sur un autre phénomène, celui de la drogue, qui prend de l’ampleur dans cette contrée, «mettant en danger la santé et l’avenir de nos enfants, qui sont les premières victimes de ce dangereux fléau». Les habitants du village craignent en fait le pire, avec l’ouverture prochaine d’un lycée sur cet axe. «Un établissement secondaire ouvrira ses portes cette année sur cet axe ; par cette activité néfaste et réprouvée par la morale de la société il y a de quoi s’alarmer sur la sécurité de nos enfants appelés à fréquenter cet établissement», s’inquiète-t-on.
«Pour terminer, le comité de village tient à interpeller les pouvoirs publics et l’administration locale afin de prendre conscience de ce danger et ordonner une enquête sur le terrain en urgence, pour rétablir l’ordre et la sérénité dans cette zone durement éprouvée», conclut la déclaration.
Ainsi, les villageois qui ne savent plus à quel saint se vouer, espèrent que des mesure effectives seront prises mettre un terme à cette situation. Une situation qui n’est, faut-il le dire, nullement propre à ce village.
En effet, ce phénomène de bars clandestins et de lieux de débauche a pris des proportions alarmantes, ces quelques dernières années en Kabylie, plus particulièrement dans la wilaya de Tizi-Ouzou. L’on assiste depuis quelques mois à une véritable guerre déclarée contre ce fléau, mais force est de constater que le phénomène est loin d’être éradiqué.
M. O. B.

