Les écoles primaires à Bouzeguéne attendent toujours l’arrivée des manuels scolaires. Après trois semaines du début officiel de l’année scolaire, les livres, notamment ceux des années de réformes ne sont pas encore disponibles. Aucun titre donc, sur les 38 prévus n’est arrivé. Pour les années de l’enseignement fondamental quelques titres des anciens stocks ont été distribués jusque-là ; les enseignants et leurs élèves sont donc pénalisés. Les enseignants, parfois ignorent tout du programme comme c’est le cas pour celui de la 3ème année, soit la 1ère année de la réforme. “La classe de première année, soit la troisième année de la réforme a reçu deux titres distribués par un privé”, nous dit le directeur d’une école “mais le quota n’a pas été distribué car la quantité est insuffisante”, poursuit-il. Le fait n’est pas nouveau, puisque depuis déjà des années, le même scénario se repête à chaque rentrée scolaire. “Le minimum de retard est d’un mois pour la réception du livre scolaire”, nous dit-on. La situation perdure sans en tirer de leçon. Ce qui n’est pas sans conséquences sur l’achèvement des programmes de fin d’année. Ce n’est qu’au début de l’année scolaire suivante que le programme est achevé. Les enseignants ainsi “rassurés” d’avoir le temps de finir le programme, sachant que les manuels du niveau supérieur, ne seront pas disponibles à temps. Cela, quand l’enseignant se charge de la même classe, mais quand un changement d’encadreur est effectué, le problème demeure entier. Les élèves accèdent au niveau supérieur sans terminer le programme du niveau précédent. Les objectifs tracés pour l’année ne sont pas donc toujours pas atteints. Ajouté à cela le volume horaire souvent réduit au cours de l’année pour une raison ou pour une autre, administrativement parlant, les élèves accèdant à un niveau supérieur, n’entament leur année de fait que plusieurs semaines après la rentrée officielle, ainsi le début de l’année scolaire est entamée avec les moyens de bord par la famille de l’éducation. En dépit donc des assurances des responsables du secteur quant à la disponibilité des livres dans les établissements scolaires, la réalité du terrain est toute autre.
N. Boukella
