La Dépêche de Kabylie

Laiterie de Draâ Ben Khedda Le président du conseil d’administration s’insurge – « La grève est le résultat d’une manipulation extérieure »

Dans un communiqué parvenu hier, à notre rédaction, le président du conseil d’administration de la laiterie de Draâ Ben Khedda estime que la grève qui paralyse l’entreprise depuis le 9 octobre, a été enclenchée  » pour des raisons diffamatoires véhiculées par un groupuscule d’anarchistes ».

Le président affirme par ailleurs que  » tous les engagements pris dans le cadre du contrat de cession ont été entièrement honorés à la grande satisfaction, précise-t-il, de Giplait et du SGP TRAGRAL « . Le rédacteur du communiqué ajoute que sur le plan social  » nous avons accordé des augmentations des salaires de 17% avec effet rétroactif en mai 2010  » et de préciser, que la prime de rendement a été portée à 20% alors qu’elle n’était que de 10% sur le salaire de base avant la privatisation de l’entreprise. Une entreprise qui a été cédée par GIPLAIT le 2/6 /2008, note encore le communiqué. Pour le président du conseil d’administration de la laiterie de Draâ Ben Khedda, la grève que mènent les travailleurs  » ne peut de ce fait être justifiée par des revendications à caractère social « . Le même président conclut que cet arrêt de travail  » est le résultat d’une manipulation extérieure à l’entreprise fondée sur des arguments diffamatoires visant à remettre en cause la privatisation de la laiterie « .  » Notre conclusion est corroborée par la position de la section syndicale de l’entreprise qui s’était démarquée de ce mouvement,au début de ce conflit sachant que tout arrêt de travail doit être précédé d’un préavis et qu’en raison du caractère stratégique du lait, le service minimum doit être assuré « , précise le signataire du document en précisant par ailleurs que  » des enquêtes  » ont été ouvertes afin  » de prouver le caractère illégal de cet arrêt de travail « . Rappelons que le mouvement de grève a été enclenché par les travailleurs de cette entreprise depuis le 9 octobre dernier, afin de dénoncer la gestion de la même entreprise et réclamer du coup le retour de l’Etat dans la gestion des affaires de l’unité. En attendant le bout du tunnel de ce bras de fer, la crise de lait s’installe progressivement au niveau de la wilaya de Tizi Ouzou.

M. O. B.

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