Le service de PMI en permanence à Iâllalen

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Le fichier des statistiques des femmes suivies démontre que l’acte intéresse de nombreuses femmes car elles n’ont plus à se déplacer jusqu’à la polyclinique d’Aït Yahia Moussa.

C,ette structure sanitaire est prise en charge depuis 2006 par une sage-femme, depuis la disparition tragique de l’infirmier dans un accident de la circulation. Selon les informations que nous avons recueillies, dans cette salle de soins, l’infirmière assure aussi le service de PMI. « C’est une très bonne chose. Les femmes aiment se confier à une femme. Depuis l’arrivée de cette sage-femme, nous sommes tranquilles. Nous sommes suivies sur place. Les contraceptifs sont mis à notre disposition », nous a confié une femme. Le fichier des statistiques des femmes suivies démontre que l’acte intéresse de nombreuses femmes car elles n’ont plus à se déplacer jusqu’à la polyclinique d’Aït Yahia Moussa. En plus, il nous a été donné d’apprendre qu’en plus des injections, des pansements, l’infirmière assure la vaccination des bébés, des écoliers des trois écoles environnantes ainsi que ceux du collège. En tout cas, consciencieuse qu’elle est, cette sage-femme se déplace même au domicile. Lorsque les patientes sont dans l’incapacité de se déplacer jusqu’à cette unité de soins. Souvent, cette infirmière ne prend pas de congé. Pour en savoir plus, justement sur la couverture sanitaire au niveau de cette commune, combien démunie, nous avons pris attache avec le directeur de l’EPSP de Boghni dont dépendent les structures sanitaires d’Aït Yahia Moussa. « Une nette amélioration est visible sur le terrain », nous a-t-il répondu. Avant de passer en revue, tout ce qui a été fait dans ce domaine. « Sur le plan personnel, la polyclinique dispose de cinq généralistes. Trois autres font les visites médicales dans les salles de soins de la périphérie, à raison de deux fois par semaine. Deux chirurgiens dentistes s’occupent des extractions et des soins dentaires », a-t-il poursuivi. « Au plan des nouveautés, nous avons une radiographie neuve avec tout son personnel. Il est attendu la mise en service du laboratoire d’analyses médicales. Un local y a été aménagé pour ce service. Une partie du matériel est déjà prête, nous attendons d’autres équipements alors que le personnel est disponible », a conclu notre interlocuteur. En tout cas, en dépit de cette amélioration, la commune au vu de sa population et de son éloignement aussi bien de Draâ El Mizan que de Draâ Ben Khedda attend l’inscription d’ un mini hôpital d’au moins soixante places, afin de renforcer cette couverture sanitaire.

Amar Ouramdane

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