Les collégiens du CEM Bouchekfa, dans la commune d’Aït Rzine, daïra d’Ighil Ali, ont procédé dimanche et lundi, à la fermeture de leur école pour revendiquer l’ouverture de la cantine scolaire.
En effet tout avait commencé dimanche matin lorsque les élèves ont fermé l’accès à l’école, en allumant un pneu et jetant des pierres.
Ce n’est qu’après intervention de certains enseignants que l’accès à été libéré. Par la suite, ils sont revenus à la charge devant le portail de l’école, manifestant leur mécontentement et voulant faire sortir leurs camarades qui se trouvaient dans les salles. «On a trop attendu l’ouverture de cette cantine. Chaque fois, on nous dit d’attendre, mais rien « , crie un élève.
« la cantine est prête, pourquoi on ne veut pas l’ouvrir ?» s’interroge un autre collégien. Le directeur explique d’ailleurs que le problème réside dans le manque de personnel qualifié et que la cantine ouvrira incessamment.
Mais les élèves campent sur leurs positions. Le lendemain lundi, les élèves reviennent à la charge mais avec une violence un peu plus accentuée.
Ils ont fermé l’accès vers l’école, brûlé un pneu, jeté des pierres et cassé des bouteilles de verre. Il faut dire que la plupart des élèves habitent dans des villages tel que Guenzet, qui sont très loin de l’école. les élèves sont ainsi obligés de se contenter d’un gâteau en guise de repas de midi, un morceau de pain avec Garantita ou carrément rester à jeun. Les enseignants ont soulevé le problème durant les semaines passées, en adressant un rapport aux autorités et à la direction de l’éducation. C’est insupportable cette situation, comment peut-on demander à un enfant de 11 ou 12 ans de suivre les cours et de se concentrer alors qu’il a le ventre vide ?», nous dit un enseigna
Neghouche K.

