l Revoilà l’invité tant attendu chaque année. Le Ramadhan ce mois sacré est aussi caractérisé par l’ambiance exceptionnelle qui règne avant et durant tout le mois, mais également par l’augmentation significative des prix. En effet, à Sidi Aich et ses environs, le Ramadhan se prépare depuis des jours déjà, et l’ambiance est solennelle. Conformément à la tradition, l’approvisionnement en nourriture est une priorité, car la flambée des prix en ce mois sacré hante les esprits, et c’est la ruée vers les boucheries, (le congelé et la viande blanche), sont les plus prisés en ces premières journées, car la viande fraîche est estimée à 560 Da le kilo, mais ce qui inquiéte le plus les citoyens, c’est l’augmentation des prix du sucre qui a atteint les 40 DA le kilo et parfois plus, les rumeurs font état que cela aura des répercussion négatives sur tout les dérivés, tels que les gâteaux, « Kalbelouz », et la fameuse « Zlabia ». Les citoyens espèrent qu’il y aura une baisse d’ici quelque jours, mais ça reste toujours un « souhait », car même si Dieu est clément, les gens ne le sont pas, et même si les lois du marché, mondialement connues disent, que losque la demande augmente les prix baissent, Chez nous c’est tout le contraire, et c’est l’occasion propice pour les commerçants et autres de s’enrichir sur le dos des citoyens. Par ailleurs, dans les différentes contrées de la région (de Sidi Aich a Chemini), et en l’absence d’animation culturelle et artistique comme c’est le cas dans les grandes villes, les jeunes de la région ont déjà commence à combler ce déficit. Des garages ont été déjà aménagés et équipés en vidéo pour accueillir les masses juvéniles qui viendront se défouler tous les soirs, le temps d’un mois, grâce au savoir-faire des propriétaires de ces lieux, et même des épiciers ont aménagé au sein de leur commerce des lieux pour vendre de la « zlabia » et des « kalblouz » préparés à la maison par leurs épouses ou leurs filles, afin d’augmenter leur chiffre d’affaire, car toutes ces activités sont lucratives. Et c’est ainsi que la région va recevoir le mois de Ramadhan, entre la joie des retrouvailles, et la crainte de ne pas arriver à subvenir au besoin des leurs, car ce mois sacré signifie pour ces nombreux citoyens qui ont de la peine à boucler le mois, de l’argent à dépenser encore.
K. Rili
