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Un médecin pour 5 000 habitants !

Ce grand douar ne mérite pas une telle régression en matière de couverture médicale des populations au moment où ces dernières s’attendaient à une évolution qui améliorerait leur bien-être sanitaire, explique un habitant de la localité.

Tibouamouchine dans le douar d’Amdoune de Seddouk ne cesse d’attirer des promoteurs qui souhaitent créer de petites affaires dans cette localité d’environ 3 200 habitants. Ce grand village est favorisé par la RN74 qui le traverse sur environ 1.5 kilomètre. Une route empruntée par des milliers de voyagistes journellement.

Par ailleurs, entouré de trois autres villages de proximité il a acquis le label d’une petite ville de province propre et qui se développe à une vitesse effrénée à tout point de vue. Les infrastructures publiques déjà existantes se composent d’un CEM, de trois écoles primaires, d’un centre de soins, d’une agence postale et d’une annexe de mairie.

Cette fois-ci, c’est un promoteur en pharmacie qui a prospecté la petite ville pour la création d’une agence pharmaceutique comme il l’a fait un peu partout dans les grands centres urbains de la vallée de la Soummam. Il regrette seulement l’absence d’un cabinet médical privé et le nombre de jours insuffisants, trois jours par semaine, qu’assure un médecin au centre de soins de cette localité.

«Avant, il y avait un médecin privé qui a exercé pendant trois ans. Il y a déjà deux ans que le cabinet est fermé. Pour palier cette défection, l’EPSP de Seddouk a affecté au centre de soins quelques mois après, un médecin qui assurait des consultations les cinq jours de la semaine. Il y a environs 6 mois, il a été remplacé par un autre médecin habitant pourtant la localité et qui, malheureusement, n’assure des consultations que trois jours par semaine.

Compte tenu du nombre d’habitants qui se chiffre à 5 000, du nombre de pèlerins qui visitent le mausolée de cheikh Aheddad à Amdoune n’Seddouk, le nombre important de passagers empruntant la RN74 qui passe à côté du centre et le nombre d’écoliers fréquentant les quatre établissements scolaires des localités, ce grand douar ne mérite pas une telle régression en matière de couverture médicale des populations au moment où ces dernières s’attendaient à une évolution qui améliorerait leur bien-être sanitaire», explique un habitant de la localité qui ne décolère pas, pour la simple raison : il a attendu devant le portail du centre de soins durant des heures pour qu’arrive enfin l’infirmier qui l’informe que le médecin ne viendrait pas car ce jour-là car il allait exercer dans un autre centre de soins.

L. Beddar

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