Le transport universitaire au niveau de la commune de Kadiria, distante d’une trentaine de kilomètres du chef-lieu de la wilaya de Bouira, enregistre de nombreux retards, allant même jusqu’à sa totale inexistence.
C’est ce qu’ont constaté les nombreux étudiants issus de cette commune. En effet, et selon divers témoignages recueillis auprès des principaux intéressés, les bus de l’ONOU ne sont guère ponctuels ni réguliers dans le ramassage des étudiants : «J’étudie à la fac de Bouira, et je dois me rendre quotidiennement aux cours et autres T. D. De ce fait, je suis systématiquement obligé de prendre le bus universitaire. Toutefois, ce dernier n’a ni un arrêt précis, ni une heure régulière !», notera cet étudiant, avant de poursuivre : «La conséquence directe de ce manque de sérieux : j’arrive très souvent en retard à mes cours et surtout à mes T. D, ce qui m’a valu plusieurs avertissements de la part de l’administration universitaire». Il est utile de signaler que lors de notre visite à Kadiria, aucun arrêt spécifique aux bus de l’ONOU n’a été remarqué. D’ailleurs, au détour d’une pompe à essence, située à l’entrée de cette municipalité des étudiants attendaient impatiemment qu’un bus privé apparaisse à l’horizon. Hamida, une étudiante en 4e année de Droit à Bouira, soulignera : «Si je devais attendre les bus de l’université je serais forcément en retard. Alors, je me débrouille comme je peux ; transport privé taxi, etc. L’essentiel, est d’arriver à l’heure à la fac». Avant de préciser : «Les bus de l’ONOU passent rarement par notre commune. La plupart du temps, ils empruntent l’autoroute et filent directement vers Lakhdaria. C’est désolant !», fulminera-t-elle. Pourtant, la commune de Kadiria figure dans l’itinéraire de ces bus. A ce propos, un étudiant dira : «Je présume que ces bus évitent volontairement notre commune !», avant de s’expliquer : «Comparativement à la commune de Lakhdaria, la nôtre n’a pas un nombre important d’étudiants. Par conséquent, ces bus préfèrent se diriger directement vers Lakhdaria et cela, en aller et retour». En tout état de cause, cette pénurie de transport universitaire dans cette commune, pénalise fortement les étudiants, qui se rabattent sur le transport privé et même des taxis clandestins.
B. R.

