La commune de Ain Zaouia a entamé jeudi dernier, l’opération de démolition des habitations touchées par le sinistre qu’a vécu le village Ikoubaene, situé dans la localité de Boumahni, lorsque, au mois de mars de l’année en cours, un glissement de terrain est survenu dans une zone d’habitation. Pour arriver à la décision de procéder à cette démolition, il a fallu faire appel, en premier lieu, aux services du CTC de la wilaya de Tizi-Ouzou lesquels, après avoir été la cible d’un acte de sabotage par trois malfaiteurs, appréhendés par les villageois, engendrant la perte d’un camion contenant du matériel de sondage, ont pu établir le constat et la décision de raser complètement trois maisons menacées d’effondrement. Le diagnostic étant fait, les services de l’APC ont pris le soin d’informer les propriétaires et leur faire part de la décision, ce qui constituait la première étape du plan de restructuration de la zone sinistrée, mais tout en s’assurant de l’acceptation des familles à mettre au point le dispositif de démolition sous la surveillance des services communaux.
En ce sens, il faut savoir qu’une famille a exprimé son refus de signer l’engagement approuvant la démolition, tant que des solutions de recasement ne sont pas trouvées, à travers l’attribution d’un logement social ou d’une aide dans le cadre de l’habitat rural. Tout compte fait, au premier jour de l’opération de démolition décidée en commun accord entre l’APC, le CTC et les familles sinistrées, aucun incident n’a été signalé d’autant plus que les engins de la commune étaient à pied d’œuvre pour déblayer la zone, traversée par l’axe routier reliant la localité de Boumahni au CW128, fermé à la circulation en raison du rétrécissement de sa chaussée après le glissement de terrain en question.
Sur un autre registre, il faut savoir que la commune, en collaboration avec le comité de village, a exécuté l’été dernier, un plan de relogement des familles sinistrés dans les écoles relevant de la localité mais après la concrétisation d’une opération d’aménagement de plusieurs classes, pour servir temporairement de lieu de transit ou de logement temporaire, en attendant une éventuelle prise en charge, par des logements sociaux promis lors des différentes réunions avec les autorités locales .
M. Haddadi
