Bgayet offre, l’image d’un énorme chantier, c’est un truisme que d’en faire l’affirmation Il n’y a pas en effet un quartier, où l’on ne s’affaire, ici à refaire des trottoirs, là à creuser d’interminables tranchées et un peu plus loin à opérer à même le macadam. Avec une propension nette à refaire, ce qui a été déjà fait, mal fait et à intervenir immédiatement après que le bitume, tout frais posé, n’ait pas fini encore de sécher. Détrompez-vous, Bgayet n’est pas en train de panser ses innombrables plaies pour que certaines habitudes soient bannies à tout jamais. Le constat de faire du « sur place », plane sur ce regain d’activité, qui s’apparente en vérité à un feu de paille. Des chantiers lilliputiens pour tout vous dire frappé du sceau du « nanisme » et qui à force d’inertie et de lenteurs anachroniques finissent par donner l’illusion des travaux d’Hercule ou d’un célèbre ouvrage homérien fait le jour et défait la nuit.