Ainsi, aussi bien les établissements scolaires chargés de la collecte des dossiers que ceux auxquels est confié le paiement en espèces ont installé à leur niveau les mécanismes nécessaires pour mener avec célérité l’opération. Contrairement aux années précédentes, les services de daïra ont pris les dispositions avant même la fin de l’année scolaire écoulée car les listes des bénéficiaires ont été établies au mois de mai dernier. D’ailleurs, les économes des collèges et des lycées concernés par la dite opération ont lancé le paiement depuis près de deux semaines. A Draâ El Mizan, plus de douze mille enfants allant du primaire au lycée en passant par le collège vont bénéficier de cette prime de deux mille dinars par enfant. En effet, les parents accueillent cette décision qu’ils considèrent comme une bouffée d’oxygène pour colmater au moins une partie des dépenses qu’ils consentent pour la rentrée scolaire.“Les livres coûtent trop cher sans compter les autres frais. Par les temps qui courent et comme la rentrée coïncide avec le Ramadhan, je peux dire que les familles démunies ont besoin de beaucoup de solidarité”, nous a déclaré un parent rencontré devant un établissement d’où il vient de retirer six mille dinars pour ses trois enfants.De leur côté, les intendants chargés de l’opération pensent que les pouvoirs publics doivent prendre d’autres décisions à ce sujet. “Nous l’avons toujours dit que le règlement de cette opération doit être confié aux organismes financiers telle que la poste. La tâche est difficile. Notre personnel ne peut pas s’occuper uniquement de l’opération car c’est le moment de la vente des manuels scolaires”, tel est l’avis d’un directeur d’un des collèges de la localité.Pour les enseignants, cette prime doit être donnée sous une aide matérielle aux élèves concernés. “L’Etat accorde à cette catégorie cette prime depuis maintenant cinq ans, cependant ce que nous avons remarqué est que ces élèves n’ont pas leurs fournitures au moment voulu. Donc, quelque part, cette aide ne parvient jamais à bon port”, pense un enseignant du moyen. A l’avenir, il est peut-être temps de réfléchir au meilleur moyen de parvenir à satisfaire ces enfants dans le besoin, en installant de nouveaux mécanismes adéquats à toutes les situations.Cela étant la nouveauté à signaler pour cette année, l’administration n’a pas demandé aux parents de renouveler les dossiers comme ce fut le cas les années précédentes.
Amar Ouramdane
