La Dépêche de Kabylie

Tizi-Ouzou Une rencontre a été organisée avant-hier avec les APC – Evaluation de l’opération numérisation de l’etat civil

Un délai n’excédant pas un mois a été donné pour clôturer la scannérisation des actes des registres des naissances, même si du coté des APC, l’on continue à déplorer le manque de moyens.

Le centre des œuvres sociales de la wilaya de Tizi-Ouzou a abrité avant-hier, une rencontre qui a regroupé les responsables des états civils des communes et les présidents des APC, afin d’évaluer l’avancement de l’opération de scannérisation et de numérisation des registres de l’état civil, initiée par le Ministère de l’intérieur dans le cadre de la modernisation des administrations locales et leur adaptation aux nouveaux progrès dans le domaine numérique. Un inspecteur général du Ministère de l’intérieur était présent à cette rencontre à laquelle ont pris part deux représentants de la wilaya, notamment le premier responsable à l’état civil et le directeur de l’administration locale, ainsi que des cadres chargés de coiffer l’opération dont le début a été annoncé durant les deux derniers mois. Tout a été passé en revue dans ce regroupement organisé dans la matinée, à commencer par les points positifs enregistrés, d’autant plus de 10 communes ont en fini avec l’opération de scannérisation des registres des naissances, surtout celles où le nombre d’actes enregistrés est inférieur à 20 mille. Cette note de satisfaction cache aussi des difficultés quant à l’exécution du programme tracé pour passer à la numérisation des actes d’état civil, notamment le manque de coordination entre les chefs de services et les informaticiens chargés de procéder à la mise en place du réseau informatique et du dispositif pour photographier les pages des registres d’état civil, dont certains sont détériorés, d’où la nécessité d’engager un processus de reproduction. L’autre écueil empêchant la bonne avancée du travail confié aux communes, après une période consacrée à l’achat du matériel informatique et des scanners adaptés aux besoins de chaque municipalité concerne le manque en personnel qualifié qui devra être comblé à temps par le recrutement d’ingénieurs et l’application des règles de l’intercommunalité par la consécration des moyens des autres communes. Sur un autre registre, les interventions des maires et des représentants du Ministère de l’intérieur et de la wilaya, ont pu dissiper certains malentendus, notamment sur l’opportunité de générer des registres récupérés des communes mères et ceux connaissant des anomalies d’enregistrement. A ce sujet, des instructions ont été données pour accélérer le processus entamé plus particulièrement dans les communes faisant partie des anciens départements de Kabylie, tels que Ain El Hammam, Draâ El Mizan, Azazga et Larbaâ N’Ath Irathen, où les archives municipaux renferment des centaines de milliers d’actes d’état civil. A cet effet, un délai n’excédant pas un mois a été donné pour clôturer la scannérisation des actes des registres des naissances, même si du coté des APC, l’on continue à déplorer le manque de moyens. A signaler, enfin, que la wilaya de Tizi-Ouzou figure parmi les wilayas qui enregistrent un taux d’avancement appréciable en matière d’installation du dispositif informatique, surtout dans les communes rurales, moins concernées par l’entretien et la conservation des registres de l’état civil du fait qu’ils sont issues du découpage administratif de 1984, ce qui a facilité dans celles-ci, la gestion de l’état civil, contrairement aux grands centres municipaux.

S. Benedine.

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