L’état du complexe sportif de proximité de la localité de Ouadhias est si dégradé qu’il ne permet guerre aux sportifs, toutes disciplines confondues, d’améliorer leur potentiel. Pourtant, d’authentiques champions, connus à l’échelle nationale et internationale, sont passés par là. Les judokates Mekzine Lynda, Latrous Leila et Ouardane Rachida, pour ne citer que celles là ont dignement représenté l’Algérie aux diverses compétitions internationales où elles ont été primées. L’actuelle génération ne démérite pas, à l’image de Sonia Asselah, classée vice-championne du monde 2010 dans la catégorie junior et, également, élue meilleure athlète Algérienne 2011. Laouari Fatma et toutes les autres, car la liste est encore longue, méritent de la reconnaissance. Le judo club de Ouadhias a obtenu la mention de meilleur club formateur, une mention attribuée par la Fédération algérienne de judo, il y a dix ans. Rappelons que ce complexe unique dans la localité renferme, en tout, cinq disciplines, les arts martiaux, le judo et le football, avec toutes les catégories. En somme, une pépinière à l’abandon. Hormis les encadreurs qui essaient, vaille que vaille, de sauver les meubles et les autorités communales qui, elles aussi, se joignent à la tache, même avec des moyens souvent insuffisants, le reste n’adhère pas à la démarche prônée par le premier responsable de ce complexe qui voit toujours grand. Ce dernier nous déclarera : « Notre complexe, qui a fourni de véritables champions au pays, est simplement abandonné. Dés notre installation, nous avons dressé un constat qui s’est avéré catastrophique, nous avons alors alerté les services concernés. Hélas, rien n’est fait à ce jour, bien au contraire, l’état du complexe se dégrade de jour en jour ». Sur place, le constat est catastrophique : éboulement, infiltration des eaux pluviales, absence de clôture, non aménagement des espaces, un stade matico qui n’en est plus un et qui sert de manège à un privé pour une durée d’un mois, remontée des eaux usées, la défaillance des canaux de drainage, l’absence de tuf pour le stade communal et le manque de moyens, notamment de tatami. Signalons, aussi, que lorsqu’un malheur arrive, il n’arrive jamais seul, cette saison, le Football Club de Ouadhias (FCO), qui a évolué dans le championnat de wilaya la saison passée et qui a frôlé l’accession en division supérieure, ne s’est pas engagé dans la compétition pour la présente saison. C’est dire que ce sont toutes les autres disciplines qui risquent de connaître le même sort si rien n’est fait pour redorer le blason de ce complexe qui a beaucoup donné au sport national. Mais comme dira Lounis Ait Menguellet, « tout ce qui est bien, nous le détestons… les plaines nous les transformons en talus », le poète sait de quoi il parle !
B. A.

