Les jeunes éducateurs à l’Office des établissements de jeunes (ODEJ) ont procédé hier, à une action de sensibilisation sur le HIV à même la rue à Tizi-Ouzou. Une manière, pour cette structure de la jeunesse d’atteindre et d’informer le maximum de citoyens.
Si pour certaines associations et organisations, la lutte contre la propagation du Sida se limite à la célébration de la journée internationale contre le virus HIV coïncidant avec le 1er décembre de chaque année, pour d’autres organismes, ce n’est que le début d’un long travail qui s’étalera dans le temps tant que cette maladie fait des ravages. C’est le cas de l’ODEJ de Tizi-Ouzou. L’office a organisé hier, une journée consacrée à l’information et à la sensibilisation des citoyens en pleine rue contre la maladie du siècle. Hier, de jeunes éducateurs se sont appropriés le trottoir jouxtant l’ex salle de cinéma Le Djurdjura. N’hésitant pas à y étaler banderoles, affiches et pancartes ayant trait au thème de cette action de sensibilisation, ils voulaient attirer l’attention des passants et les encourager à s’arrêter un moment. C’est d’ailleurs ce qui s’est fait. En effet, les passants, curieux pour la plupart, ralentissaient leurs pas en passant à proximité tout en essayant de lire ce qui était transcrit sur les affiches. Un organisateur nous dira : « Notre action s’inscrit dans le contexte de l’animation de proximité. Sous ce même thème, nous avons déjà touché d’autres localités. Ainsi, notre caravane s’est déplacée, depuis le 29 novembre dernier, à Beni douala, Boghni, Azazga, Aïn El Hammam… Et demain, nous comptons nous rendre à Larbaâ Nath Irathen et Beni Yenni. Ainsi, à chaque fois, nous essayons de toucher dans notre action des région différentes ». Hier, la rue s’est transformée en un espace d’information sur le SIDA, loin de tous les tabous. Une manière justement de « vulgariser » ce phénomène auprès de la population locale. « Dans la plupart des cas, c’est des jeunes qui se rapprochent de nous afin d’avoir de plus amples renseignements. Nous leurs transmettons, ainsi, les dépliants et les prospectus réalisés à cet effet. Il s’agit, notamment, de la prévention et des modes de transmission », nous dira une animatrice qui s’affairait à distribuer de petites cartes sur lesquelles étaient visibles des dessins et caricatures moralisantes. Cette dernière insistera sur le fait que « c’est dans ce genre d’actions que l’on se rend compte que, finalement, tous ce qui se fait pour informer les gens sur les risques de la maladie, n’est pas suffisant. Notamment pour ce qui est des modes de transmission du virus. C’est sur ce point que l’on doit insister. Non pas pour dire uniquement comment peut se transmettre le Sida, mais plus encore, il faut dire ce qui ne le transmet pas. Le but étant de rassurer les gens. Il y en a qui ne savent même pas que le test de dépistage est gratuit et surtout anonyme». A la question de savoir quelles étaient les interrogations les plus fréquentes, depuis la matinée, une autre animatrice signalera que « les jeunes nous demandent notamment de leur expliquer les mesures à prendre pour éviter une contamination ». A signaler que les activités de l’Office des établissements de jeunes ne se limitent pas à ces compagnes de sensibilisation contre la propagation du virus du SIDA, mais aussi à la sensibilisation sur d’autres maux sociaux. Les organisateurs citeront, pour exemple, les campagnes contre le tabagisme, les accidents de la circulation, la drogue et autres…fléaux sociaux.
Tassadit Ch.

