Draâ El Mizan Contrairement à la saison dernière – La récolte de la pomme de terre satisfaisante

A peine la campagne labours semailles vient d’être achevée, une autre récolte s’annonce. Il s’agit de celle de la pomme de terre. Les premiers indices indiquent déjà que la tendance s’oriente vers une bonne récolte. En effet, depuis la semaine en cours, les maraîchers offrant de l’emploi aux ouvriers saisonniers ont commencé à déterrer ce légume. D’ailleurs, des tracteurs chargés de cageots de pommes de terre font des va et vient incessants entre les champs situés dans le périmètre irrigué et les marchés de la région. “Nous pouvons dire que le rendement s’annonce très bon contrairement à la saison dernière», nous a confié l’un des maraîchers. Pour notre interlocuteur, deux raisons sont à l’origine de cette abondance. D’abord, il nous a évoqué la qualité de la semence utilisée et l’itinéraire agricole suivi depuis sa mise en terre jusqu’à la récolte. Ensuite, il a fait allusion aux conditions climatiques qui ont été très favorables. “Jusqu’à maintenant, nous n’avons pas encore de gelées si bien que les tubercules ont progressé sans être affectés. Et puis, il faut ajouter à cela que les mois de septembre, d’octobre et même le début du mois de novembre qui ont été dominés par des journées presque estivales. Et n’oubliez pas que ce genre de cultures aime beaucoup un tel climat. Notons enfin que l’irrigation a été assurée à partir du barrage», a tenu à préciser le même maraîcher. Cette récolte va se poursuivre jusqu’à la fin du mois de décembre. Quant au prix actuel appliqué par les revendeurs, il est de trente cinq dinars le kilo. Mais, il va baisser d’ici quelques jours, c’est-à-dire avec la fin de la récolte. Il est dit que le prix du kilo baissera jusqu’à vingt dinars. La vallée de Draâ El Mizan allant jusqu’à Aïn Zaouia et Tizi-Gheniff, avec trois barrages d’eau et pas moins de trois retenues colinéaires, est d’un grand apport en matière de production de la pomme de terre, si seulement les moyens étaient mis entre les mains des agriculteurs. Il est attendu que ceux qui ont signé les cahiers de charges (les bénéficiaires des EAC et des EAI) participent au développement de cette agriculture, car tout existe pour rentabiliser ces terres restées longtemps en jachère.

Amar Ouramdane