Mekla Après le vol l’an dernier de câbles téléphoniques – Plusieurs villages en attente du rétablissement des lignes

Les lignes téléphoniques des villages Mesloub, Agouni Bouafir et Aït Aiche, dans la commune de Mekla ne sont toujours pas remises en service, une année après que d’importantes quantités de ces câbles eurent été subtilisées.

Cela fait une année, jour pour jour, que les régions d’Aït Fraoussen, dans la commune de Mekla sont privées de téléphone. Et pour cause l’année dernière, au matin d’un certain 14 décembre, les citoyens de la région ont eu la désagréable surprise de découvrir la disparition des fils téléphoniques, une première dans la région. Les habitants étaient loin de s’imaginer que leur calvaire ne faisait que commencer. Car depuis, rien n’a changé et ils demeurent coupés du monde, sans téléphone fixe ni Internet. Les lignes téléphoniques respectives, plus d’une centaine, demeurent en rupture d’alimentation, à ce jour. En fait, d’autres vols ont eu lieu dans la même commune, dans des conditions semblables, à l’image de celui perpétré à Chaïb, sur une longueur de plusieurs kilomètres, sans que cela ne dérange qui que se soit, notamment les services d’Algérie Télécom. Ces derniers font la sourde oreille devant les réclamations des citoyens, qui se font d’ailleurs de plus en plus rares, avec le temps. Par désespoir sûrement de ne rien voir venir. Une année de promesses non tenues, de rumeurs sur un éventuel rétablissement des lignes téléphoniques qui tarde à voir le jour. Le plus surprenant dans tous ça est le comportement des services d’Algérie Télécom qui continuent, malgré l’absence de lignes, à facturer les abonnements à l’Internet. Des factures continuent ainsi à être envoyées aux abonnés de ce service. Algérie Télécoms qui «refuse» de se pencher sur le problème, se cache derrière «la peur de la récidive» des vols pour justifier le retard du remplacement des câbles subtilisés. Alors que l’acquisition de la fibre optique, un matériau indispensable pour la réalisation de nouveaux équipements téléphoniques numériques de type MSAN (Multi-Service Acces Node ou le Nœud d’Accès Multi-Service ) pour la réalisation d’un réseau téléphonique souterrain, réglera définitivement l’affaire. Mais Algérie Télécom semble se contenter d’assurer un service minimum au niveau de la localité de Mekla, qui ne satisfait pas tout les citoyens de la localité. Cette restriction prive d’ailleurs des villages entiers, situés pourtant à la périphérie des chefs-lieux des communes de Mekla, d’Aït Khellili et de Souamaa, qui ne sont pas reliés au réseau téléphonique.

Des centaines pour ne pas dire des milliers de citoyens de la daïra de Mekla demeurent privés de ce moyen de communication et surtout de l’Internet. En attendant, les habitant ne savent plus à quel saint se vouer, redoutant que cette année passée sans lignes téléphoniques en appelle d’autres.

T. Ch.