Le centre universitaire Akli Mohand Oulhadj de Bouira a abrité avant-hier la première journée pharmaceutique de la wilaya de Bouira, sous le thème «Le médicament : Qualité et bioéquivalence», avec la participation du Syndicat national algérien des pharmaciens d’officine (SNAPO).
A cet effet, plusieurs délégués pharmaceutiques et investisseurs, mais aussi des représentants de la CASNOS, de la CNAS et du fisc, venus des quatre coins du pays, ont été conviés à assister à cette conférence inédite à l’échelle de la wilaya. Lors de cette journée d’étude, deux thèmes principaux ont été abordés, à savoir la réglementation et la qualité du médicament, ainsi que l’expérience algérienne en matière de bioéquivalence thérapeutique. Sur le volet de la réglementation et la qualité du médicament, le professeur Kamel Mansouri expliquera en substance que le médicament doit impérativement garantir trois critères essentiels : la qualité l’efficacité et la sécurité. De ce fait, la réglementation algérienne a mis en œuvre tout un mécanisme de surveillance et de régulation de ce produit, dans le but d’éviter toute tentative de contrefaçon. Le laboratoire national du contrôle pharmaceutique (LNCPP), a pour missions de mener à bien les objectifs du gouvernement dans ce secteur tels que la rationalisation de l’offre, la disponibilité des médicaments et l’encouragement des investissements. : «Le rôle du LNCPP consiste principalement dans la traçabilité du médicament et de faire en sorte que ce produit ne soit pas la cible de gens malveillants, qui peuvent l’utiliser à des fins purement commerciales», a assuré M. Messoudi. Avant de préciser : «Notre organisme est un point de passage obligé pour tout investisseur national et étranger ; de plus, on a fait de la formation et surtout de la qualité un credo incontournable», affirmera le conférencier. Par ailleurs et selon cet intervenant, le premier magistrat du pays en personne a insisté sur le contrôle et l’identification des produits médicamenteux. Ensuite, c’était au tour du professeur Aissa Leila d’animer une conférence sur la bioéquivalence des médicaments. Concrètement, l’oratrice en utilisant des termes accessibles à tous, affirmera que les médicaments dits «génériques», c’est-à-dire, ayant perdu leur licence d’exploitation (brevet, ndlr), sont tout aussi efficaces que ceux qui sont sous brevet. Ainsi, d’après le Pr Aissa, la bioéquivalence des produits est garantie par les différentes structures de vérifications en Algérie, ce qui confère à notre pays une certaine protection contre le trafic de médicaments et leur contrefaçon. La seconde partie de cette journée d’études a été consacrée au sujet du diabète. A ce sujet, le Pr Immesoudene notera que l’Algérie a fait de grands progrès en matière de diagnostic et de dépistage de cette maladie, qui, pour rappel touche près de 4 millions de la population. S’agissant du suivi biologique, le conférencier soulignera qu’il est en constante évolution, notamment, grâce aux efforts du ministère de la santé qui, selon M. Immesoudene, ne lésine pas sur les moyens, afin d’assurer la meilleure prise en charge possible pour les diabétiques. A signaler enfin, que les participants à cette journée d’études, sont unanimes, quant à la réédition de ce genre d’initiative, dans le but d’encadrer et orienter les spécialistes de ce secteur.
Ramdane B.
