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Net recul de la production mellifère

La production mellifère dans la région d’Ath Aïdel a accusé un recul important durant ces deux dernières années comparativement à l’excellente production de l’exercice 2009.

Les causes de cette baisse de la production mellifère sont multiples, mais celle liée aux changements climatiques reste la plus plausible. Donc, cette baisse de la production s’explique par les mauvaises conditions climatiques qui ont caractérisé la période de miellée. En effet, pour cette année, les chaleurs inhabituelles des mois de mars et avril suivies de chutes de pluies parfois orageuses en mai et juin (période de miellée) en sont les principales causes qui ont engendré cette baisse de la production mellifère. Adel est un jeune qui pratique l’apiculture tout en continuant les études en post-graduation à l’université de Béjaia. En tant que passionné des abeilles, il aime parler de l’apiculture. «J’ai choisi l’apiculture qui est une branche de l’agriculture ne nécessitant pas ma présence permanente sur le terrain. J’ai bénéficié de 10 ruches comme aide de l’Etat et j’en ai acheté 10 autres avec mes propres moyens. Si la production de l’exercice 2009 était excellente avec des rendements de l’ordre de 8 litres par ruche, il n’en demeure pas moins que celle de 2010 est médiocre avec des rendements de 2 litres par ruche. Cette année, la production tend vers une amélioration avec des rendements atteignant les 4 litres par ruche. Et je parle de mon exploitation bien évidement. Les causes sont à rechercher dans les changements climatiques. La miellée se fait généralement au printemps et durant les mois de mai et juin ; il y a eu beaucoup de pluie cette année», explique ce jeune apiculture. L’abeille est l’élément fondamental dans la reproduction végétale et beaucoup de cultures dépendent fortement ou totalement de la pollinisation animale et l’abeille occupe une place prépondérante comme pollinisateur de premier plan, disent les scientifiques. Depuis la nuit des temps, les humains consomment du miel, un produit du terroir très convoité de nos jours pour ses effets thérapeutiques. Il est d’ailleurs utilisé comme remède contre de nombreuses maladies, c’est pourquoi sa rareté a fait augmenter son prix qui est passé de 3000 à 4000 dinars le litre. Ce qui est désolant, beaucoup de trafiquants profitant de cette rareté s’adonnent à du frelatage en mélangeant une infime quantité de miel pur à une grande proportion de sucre interverti, faisant ressortir un produit qui pourrait être même dangereux pour la consommation et qu’ils proposent à la vente aux marchés locaux ou font du porte-à-porte en sillonnant les villages.

L. Beddar

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