Vers la radicalisation du mouvement de protestation

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Après leur sit-in observé le huit de ce mois , le Syndicat national des corps communs et ouvriers professionnels (SNCCOPEN) ne compte pas lâcher du lest. Et pour cause. Il menace de radicaliser son mouvement de protestation afin d’arracher ses revendications.

“On ne va pas s’arrêter là on va continuer le chemin de protestation jusqu’à la satisfaction de nos revendications», a affirmé Bahari Ali, le président du bureau national du Snccopen.Estimant que le syndicat va tenir son conseil national cette semaine afin de décider de prochaines actions de protestation. Le président du bureau national du Snccopen a tenu à précisé que son syndicat a montré à la tutelle, qu’il est prêt à toute initiative de dialogue avec elle afin de trouver des issues à leurs doléances. “Ces actions de protestation ne nous empêchent pas de prendre part à tout dialogue avec les autorités concernées, afin de trouver ensemble les meilleurs voies et moyens pour parvenir à un résultat qui satisfera les deux parties.” Ajoutant que si la tutelle à accepter le dialogue, “le Snccopen n’aurais pas dû choisir d’investir la rue», a-t-il dit.

En référence au sit-in tenu devant le Palais du gouvernement, le huit de ce mois en cours, “on a été encadré par la Sûreté nationale, qui a empêché notre sit-in en interpellant des dizaines de protestataires», a noté Bahari Ali. Ce dernier a tenu à dénoncer avec fore la répression qu’a subie les corps communs et ouvriers professionnels de l’éducation lors de ce sit-in. A la question de savoir si le ministère de l’Education les a reçus après ce rassemblement, le président du Snccopen a répondu par la négative. “Aucun responsable du ministère de l’Education n’a voulu nous recevoir, le ministre nous fuit», s’est indigné M. Bahari. Tout en mettant l’accent sur la volonté de ses collègues de continuer leur chemin de protestation jusqu’à ce qu’ils arrachent leurs revendications.

“La tutelle a pris en charge toutes les doléances des travailleurs du secteur sauf nous», a-t-il ajouté. Parmi les revendications du SNCCOPEN figure l’intégration des corps communs et ouvriers professionnels dans le décret exécutif 08/315, l’intégration des personnels des agents de sécurité et instaurer un statut particulier propre à ce corps de travailleurs.

Samira Saïdj

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