Béni Douala Chaussée dégradées, arrêts anarchiques, embouteillages… – Le chef-lieu asphyxié

Il est de plus en plus urgent de déclarer que le double chef-lieu de commune et de daïra de Béni Douala est en train de connaître une grande métamorphose urbanistique des plus chaotiques.

En effet, en plus de la dégradation de la chaussée, la pire est dans les arrêts anarchiques des automobilistes, créant des embouteillages et ajoutant à l’exiguïté de la route. Par ailleurs, les dernières pluies qui se sont abattues sur la wilaya ne sont pas passées sans causer des dégâts et, du même coup, des désagréments pour les citoyens. Les routes sont devenues impraticables à cause de la gadoue et des trous béants qui forment des flaques d’eau du fait que la chaussée n’est toujours pas revêtue. En plus des objets hétéroclites charriés par les eaux de pluie et qui parsèment la chaussée, ce qui rend la circulation des véhicules et des piétons plus difficile. Les trottoirs, s’ils ne sont pas occupés par les travaux, ce sont les commerçants qui les squattent, en y étalant leurs produits. «Nous souffrons vraiment à cause de la dégradation de la chaussée. Mis à part les travaux des trottoirs et quelques avaloirs, rien d’autre n’est réalisé. Nous marchons actuellement dans la boue, et nos véhicules tombent souvent en panne», déplore un locataire du chef-lieu. Quant aux transporteurs que nos avons questionnés, ils sont tout simplement indignés. «C’est notre gagne-pain qui est en jeu. Nous travaillons dans des conditions des plus pitoyables depuis longtemps. Nos véhicules sont toujours en réparation, rotules, suspensions et cardans sont abonnés à la réparation», fulminera l’un d’eux, qui assure la ligne Beni Douala vers le village de Taguemount Oukarouche. Un autre problème qui frappe de plein fouet ces derniers temps concerne les stationnements anarchiques des automobilistes, rendant la chaussée des plus exiguës, occupant même les trottoirs, ce qui s’ajoute à l’arrêt des fourgons de la commune d’Aït Mahmoud au centre-ville qui asphyxie carrément le chef-lieu. Il est à noter que le projet d’aménagement et le revêtement du chef-lieu avait été retenu dans le cadre des projets de wilaya depuis maintenant plus de trois mois. On apprend aussi de la mairie que l’entreprise réalisatrice est également retenue, mais à ce jour, les travaux n’ont pas vu le jour. Par ailleurs, la commune de Beni Zmenzer dans la même daïra souffre du même problème surtout en ces temps des pluies. Un axe dont le revêtement était pourtant prévu pour le mois d’août passé dans le cadre des travaux sectoriels de développement.

Arezki G.