Basket-ball Leur salle n’est pas près d’être homologuée – Le cri de détresse des basketteurs

La JSC Maâtkas est une véritable pépinière de sportifs. Toutes les disciplines sont représentées. Le judo, le vo-vietnam, le karaté le vovinam vo dao, le volley-ball, le basket-ball, pour ne citer que celles là sont actives malgré les multiples manques. Durant le week-end passé on a assisté à des rencontres de basket programmées par la ligue de Tizi-Ouzou, et l’on a mesuré l’importance de ce grand club. En tout, quatre belles rencontres dans les petites catégories, benjamins et minimes garçons et filles, ont été à l’affiche, et au-delà des bons scores réalisés par les petits Maâtkis, il y a lieu de signaler la bonne organisation et la bonne ambiance qui a régné tout au long des rencontres. Toutefois, il est regrettable de faire jouer ces anges dans une salle délabrée, et le mot n’est pas exagéré. En effet, la toiture ressemble beaucoup plus à une passoire, les vitres sont toutes cassées depuis des lustres et le sol détérioré. Le froid, les courants d’air et les infiltrations des eaux pluviales compliquent la tâche aux petits joueurs. La salle n’est pas homologuée et n’est pas prête de l’être. M. Mahmoudi, le président de la section de basket, regrettera : «Comme vous pouvez le constater, la salle est dégradée et ne répond à aucune norme. Nous avons alerté les instances concernées depuis fort longtemps, mais nous n’avons eu droit qu’à des réponses évasives. Personne ne veut venir en aide à cette jeunesse. Hormis la volonté qui nous anime, rien n’est fait pour encourager ces jeunes à persévérer et à aller de l’avant». Rappelons que cette «salle omnisport» est en litige avec la maison des jeunes depuis des années. Du coup, ni la DJS ni la Direction de la culture ne veulent entreprendre des travaux de réparation de cette salle où des centaines de jeunes sportifs sont contraints de s’entraîner pour représenter dignement la commune de Maâtkas dans les différentes compétitions au niveau régional et national. Quant au club de foot, l’OSM qui évoluait en championnat de wilaya l’année passée, il a tout simplement décroché cette année. Le manque de moyens et l’absence d’un stade communal en sont à l’origine de ce forfait. Pour éviter le même sort aux autres disciplines, il convient de leur offrir le minimum vital.

H. T.