Le feuilleton du raccordement de la commune de Mechtras au réseau de gaz naturel ne veut pas prendre fin.
Si pour les autorités locales tout va bien, ce n’est pas le même constat qui est établi par certains citoyens de la commune et certains élus de l’opposition. Pour ces derniers, des centaines de foyers sont omis au niveau du chef-lieu au bénéfice de quartiers relevant d’autres communes avoisinantes. Un des élus de l’opposition que nous avons rencontré déclarera : «Au chef-lieu, des centaines de foyers sont omis pour des raisons inexpliquées. Quant aux travaux de raccordement du village d’Aït Imghour, ils sont tout simplement délocalisés au profit du quartier, Azaghar relevant de la commune de Boghni, alors qu’à Aït Imghour, plusieurs foyers ne sont pas encore raccordés au réseau». Pour sa part, le P/APC de Mechtras démentira en bloc ces déclarations en affirmant : «Les foyers omis au niveau du chef-lieu seront bientôt raccordés au gaz de ville. La direction des mines et de l’industrie vient de nous accorder le raccordement de 200 Foyers. Ces habitations sont pour la plupart nouvelles et difficiles d’accès. Concernant la délocalisation du projet d’Aït Imghour vers Azaghar, ce n’est que des mensonges sans aucun fondement. Certes la DMI et la sonelgaz ont promis de prendre en charge le quartier Azaghar, mais cela ne se fera pas au dépend du village d’Aït Imghour. D’ailleurs, nous n’allons pas libérer cette entreprise avant d’avoir achevé les travaux au dit village». De toute les manières, les villageois d’Aït Imghour et les nombreux foyers omis attendent avec impatience de bénéficier de cette commodité qui leur permettrait de passer enfin des hivers au chaud et à moindre coût. Un des citoyens d’Aït Imghour que nous avons apostrophé à ce propos notera avec plein de regrets : «Nous, pauvre citoyens lambda, voulons que ce rêve devienne réalité. Nous n’avons que faire des déclarations des uns et des autres et nous ne croyons plus en personne. Avec le temps, nous avons appris à ne croire qu’à du concret. Quant aux politiciens, ils ont hélas perdu notre confiance. Les promesses sans lendemain, ils peuvent bien attendre la prochaine campagne électorale pour essayer encore de nous bercer d’illusions». Comme quoi le chanteur Aït Menguelat à encore une fois raison en disant : «C’est encore de notre faute, car nous continuons de croire vos dires et continuons à vous applaudir». Espérons que cette fois-ci, la population fera attention et qu’elle fera surtout le bon choix.
H. T.

