Maâtkas

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Retenu depuis 2006

Le projet de la crèche communale ne voit toujours pas le jour

La commune de Maâtkas à 30 kilomètres au sud de la wilaya de Tizi-Ouzou, a bénéficié d’un projet de réalisation d’une crèche communale pour un montant de 1,1milliard de centimes et ce depuis 2006. Hélas, la structure n’est toujours pas achevée. Il n’y a que les gros œuvres qui sont réalisés. La cagnotte étant épuisée, les travaux se sont arrêtés. Les couples travailleurs sont sommés de voir ailleurs pour y déposer leurs enfants. Comme aucune crèche communale n’existe dans la daïra, les parents se font déplumer par le privé. Mouloud, père d’une fillette en bas age regrettera : «Ma femme et moi-même sommes enseignants. Du coup, notre petite fille doit fréquenter la crèche. Dans notre daïra, aucune crèche communale n’est disponible, alors le privé est notre seule solution. Les prix sont exagérés et l’éloignement de plusieurs kilomètres nous oblige à nous lever tôt et de nous acquitter des frais de transport. Nous faisons des aller et retour quotidiens. Vers la fin de la journée, mes jambes ne tiennent plus debout et mon portefeuille s’érode significativement. Il est vraiment temps que la crèche communale en construction au chef-lieu s’achève. Pour une simple battisse, il faut malheureusement attendre cinq années et encore». Questionné à ce sujet, le maire de Maâtkas répondra : «Le budget initial est épuisé et l’infrastructure n’est qu’au stade des gros œuvres. Il faudrait une enveloppe supplémentaire de 1,6 milliard de centimes pour son achèvement. L’instance concernée est saisie dans cette optique». Concernant la commune de Souk El Tenine, un tel projet n’est pas encore d’actualité. L’absence d’une assiette foncière qui accueillerait cette infrastructure en est parait-il une entrave. Du coup, les crèches privées font leur loi en déplumant les parents qui ne savent pas à quelle autorité se plaindre. Ajouter à cela que les deux crèches privées n’ont pas une grande capacité d’accueil et ne peuvent pas répondre à toutes les demandes. La loi de l’offre et de la demande s’est imposée au détriment des parents bien entendu qui doivent se bousculer pour trouver un coin où inscrire leurs petits et d’accepter gentiment la voracité financière des propriétaires privés. A Maâtkas, le budget est épuisé et la rallonge ne vient pas. Quant à Souk El Tenine, l’absence d’une petite parcelle de terrain bloque la concrétisation du rêve des jeunes parents travailleurs. Les autorités concernées feront mieux de rompre avec l’immobilisme et de s’occuper des préoccupations de leurs administrés !

Le chantier à la traîne depuis 2007

La bibliothèque communale, est ce le bout du tunnel ?

La commune de Maâtkas dans le sud de la capitale du Djurdjura a bénéficié depuis l’année 2007 d’un projet de réalisation d’une bibliothèque communale pour un montant initial de 1,8 milliard de centimes. Seulement, la cagnotte allouée n’était pas suffisante pour mener ce projet à terme, du coup le chantier s’est arrêté pendant des mois. L’APC a alors dégagé un montant de 340 millions de centimes sur son budget en vue de protéger et de sécuriser cette infrastructure qui commençait à servir de caverne aux malfrats. Pour en terminer définitivement avec ce projet, l’APC a encore une fois introduit une demande de réévaluation. A ce sujet le maire de Maatkas révélera : «Nous venons de recevoir une somme de 500 millions de centimes en vue de réaliser les travaux de finition comme le revêtement des sols, les enduits et la boiserie. L’entreprise est retenue et l’ordre de service lui est délivré. Les travaux devront normalement commencer incessamment». Saïd un jeune universitaire que nous avons questionné à ce sujet indiquera : «Le retard du projet de la bibliothèque est énorme. Toutefois nous demandons de l’équiper en livres de qualité. Nous voulons aussi qu’elle soit raccordée au réseau Internet car, sans cela, cette infrastructure sera amoindrie et ne nous permettrait pas d’être en contact avec les nouvelles créations».

H. T.

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