Les habitants d’Ichouache, une zone d’habitation éparse située à la sortie de la ville de Boghni en allant vers Tizi-Ouzou, ont empêché avant-hier, l’accès des camions assurant la collecte d’ordures vers la décharge communale.
Cette action de protestation décidée, notamment, par des riverains dont la vie continue d’être empoisonnée par l’avancée des monticules de déchets ménagers et des débris jetés, faut-il le rappeler, non seulement, par les services de nettoiement de la municipalité de Boghni, mais aussi des autres communes. En fait, ce que contestent les habitants d’Ichiouache, déjà confrontés aux problèmes liés au cadre de vie dans cette zone connue durant la décennie comme étant un lieu de transit des terroristes, c’est « l’absence, pendant plusieurs mois, de travaux d’aménagement de la décharge, du moins pour empêcher la transformation de la voie publique et des espaces situés près des propriétés privées en grands dépotoirs ».
De ce fait, durant presque deux jours, les camions et les moyens de la commune, assurant la collecte quotidienne au niveau de la ville, ont été immobilisés à l’intérieur du parc communal. Même les agents de nettoiement ont été contraints à un arrêt de travail, ce qui a engendré avant-hier, un cumul de saletés tout au long du périmètre urbain.
En principe, les négociations menés par le vice président de l’APC chargé de l’aménagement et de la voirie, ont débouché sur une entente dont en ne connaît par encore les termes, afin de rouvrir la voie aux engins de la commune pour procéder à des déblayements et au nettoyage de la décharge sauvage.
Même avec cette solution temporaire, qui permettra le retour au travail des services de nettoiement et la mobilisation du matériel roulant de la commune, la question de la réalisation d’un centre d’enfouissement technique au niveau de la daïra de Boghni reste d’actualité en raison des problèmes entravant le lancement des travaux.
B.S.

