Lors du denier championnat de karaté do organisé par la ligue de Tizi-Ouzou à Larbaâ n’Ath Irathen mercredi dernier, les athlètes de l’olympique de Souk El Tenine ont pu s’offrir cinq médailles dans la catégorie des cadets. La championne arabe en l’occurrence Melle Imane Taleb, n’a laissé aucune chance à ses concurrentes en se taillant la première place dans sa catégorie. Son niveau est, faut il le reconnaître, supérieur comparé à celui de ses adversaires. Pour sa part, Boudjema Lynda, une autre rouquine et championne d’Algérie pendant la saison écoulée a du se contenter de la deuxième marche du podium. Mahmoudi Samia n’a pas déçu en remportant la deuxième place, même si elle aurait bien pu aller plus loin. «L’expérience lui a fait défaut», reconnaîtra son entraîneur, M. Sid Ali Madjid. Quant à Sadoudi Samia, elle a eu une honorable troisième place. Du côté des garçons, seul Sahel Chabane a obtenu la troisième place. Signalons que plusieurs clubs ont participé à cette compétition comme les anges de Tizi-Ouzou, Le club de Béni Zmenzer, de Fréha, de Maâtkas, de Larbaâ n Ath Irathen…en somme tous les clubs de la wilaya affilié à la ligue de Tizi-Ouzou. La compétition a été d’un bon niveau. L’entraîneur de L’Olympique de Souk El Tenine notera : «On aurait pu faire beaucoup mieux. Normalement le championnat de wilaya sera pour nous un simple passage, vu l’ancienneté de notre club et l’expérience que nous avons dans le domaine. Hélas, le soutien, l’encouragement et les moyens nous empêchent d’accéder au niveau supérieur. Pour motiver un athlète, il faut des moyens. Si on prend l’exemple de notre athlète championne arabe lors de la saison passée et bien aujourd’hui, elle n’a rien eu comme récompense. Du coup les athlètes se demandent pourquoi se donner tant de peine pour trois fois rien. Nous lançons alors un SOS aux autorités concernées pour venir en aide à ces jeunes Karatékas». Signalons que beaucoup d’athlètes au niveau de Souk El Tenine et sans doute au niveau de toute la wilaya ont du mettre une croix sur leur carrière, car le karaté ne fait pas vivre dans notre pays. Même pour pratiquer, il faut souvent mettre sa main dans sa poche. Du coup au bout de quelques temps les athlètes se découragent et baissent les bras. Il faut bien gagner sa vie ! Pour que de tel comportement ne se reproduise pas, le secteur concerné doit trouver des mécanismes efficients en vue de maintenir ces talentueux sportifs dans leur discipline. Chose qui sûrement élèvera le niveau du Karaté do national.
H. T.

