Des transporteurs universitaires, assurant la liaison de certaines communes de la wilaya de Tizi-Ouzou vers les pôles universitaires, ont procédé hier, à un arrêt de travail. Ils réclament de la tutelle une amélioration de leurs conditions socioprofessionnelles.
La circulation routière au niveau de la wilaya de Tizi-Ouzou a connu, hier, une journée bien mouvementée, caractérisée par des coupures de routes signalées un peu partout. Mais aussi des arrêts de travail de certains transporteurs. C’est le cas des bus affectés pour les étudiants. En effet, au premier jour de la reprise des cours, après quinze jours de vacances d’hiver, certains étudiants n’ont pas réussi à rejoindre les amphithéâtres. Et pour cause, plusieurs transporteurs d’étudiants ont observé hier, une journée de protestation. Une grève dont le préavis adressé à la direction locale des œuvres universitaires a été mis à exécution par ses initiateurs. Il s’agissait des transporteurs d’étudiants assurant les lignes relevant des daïras de Maâtkas, Makouda, Larbaâ Nath Irathen, Béni douala et Ouaguenoun. En plus d’autres qui n’ont pas hésité à rejoindre le mouvement de protestation.
Les bus sont, ainsi, restés à l’arrêt, immobilisant le transport universitaire vers, et de, ces localités. Les transporteurs d’étudiants ayant adhéré à la grève réclament notamment l’amélioration de leurs conditions socioprofessionnelles.
Il revendiquent, entre autres, le paiement de leur dû,; le dégagement d’une aire de stationnement pour leurs véhicules au niveau du chef-lieu de la wilaya, en plus de « la mise en application de mesures adéquates afin de bannir le climat d’insécurité qui règne au niveau des arrêts, et par là même, à l’intérieur des bus où des vol et agressions se produisent pratiquement chaque jour », nous assure-t-on.
Une action qui a réussi à paralyser les étudiants qui ont l’habitude d’emprunter ces moyens de transport afin de rallier leurs facultés. D’autres ont carrément préféré rester chez eux, la reprise étant annoncée de manière peu amène.
T. Ch.
