Brèves de Béni Maouche

La prime qui se fait tant attendre lMême si les dossiers des bénéficiaires ont été collectés, soigneusement étudiés et listes confectionnées par les services de la daïra, l’opération de paiement de la prime de scolarité à Béni Maouche n’a pas encore commencé au grand dam des concernés qui commencent à désespérer. Initialement prévue pour la rentrée scolaire et destinée, à alléger un tant soit peu une partie des dépenses liées à cet événement, cette prime se fait toujours attendre après un mois de la rentrée des potaches. Nourrissant dess suspicions à l’égard des responsables locaux, bon nombre de bénéficiaires se demandent quel est le sort réservé à leur argent et quel serait son importance une fois touché, tant l’usage auquel est destiné ce maigre pécule se retrouve dépassé par les événements et donc détourné de sa vocation initiale. Selon des sources concordantes, pas moins de 2000 élèves, vont bénéficié de la prime de solidarité scolaire appelée communément « prime de 2000 dinars ». Ce nombre qui représente exactement 50% des élèves scolarisés dans les différents établissements que compte la commune de Béni Maouche reflète à plus d’un titre la réalité sociale qui prévaut dans cette contrée déshéritée. Au-delà de ce nombre effarant d’élèves nécessiteux, se cachent autant de familles démunies, qui attendent le versement de cette prime, pour pouvoir offrir à leur progéniture le minimum de fourniture scolaires et d’habits leur permettant normalement de commencer l’année avec le sourire, mais c’est sans compter avec les adeptes des lenteurs administratives qui sont loin de se soucier d’un quelconque nécessiteux. C’est ainsi que des orphelins, les enfants de chômeurs et ceux dont le pères gagnent moins de 8000 dinars attendent impatiemment cette prime pour, non pas permettre à leurs parent d’amortir les dépenses inhérentes à la rentrée des classes largement dépassées, mais pour faire face aux dépenses imposées par le mois de la rahma. C’est de cette façon que quelques responsable sans scrupules ont transformé la prime de la solidarité scolaire en prime de solidarité… ramadhanesque. On aura tout vu !

A. M. A.

Les lycéens payent le prix fortl Comme annoncé depuis quelques mois, les programmes destinés essentiellement aux premières années secondaires lettres et sciences, ont subit un changement dans le fond et dans la forme, entraînant par là des modifications du volume horaire imposées par les besoins inhérents à la pédagogie. En attendant de vérifier la teneur en savoir à acquérir à partir des compétences visées par les concepteurs de ces programmes, les manuels scolaires qui sont, au dernières nouvelles, loin d’être disponibles à 100% dans les établissements scolaires et leur acquisition par les élèves n’est pas aussi évidente que cela de par leur prix de vente qui dépasse l’entendement. A titre d’exemple un élève inscrit en tronc commun sciences, doit débourser exactement 2270,00 dinars pour se doter des manuels nécessaires à sa scolarité au moment où, son camarade en classe de lettres paye 2237,00 pour son indispensable lot de livres conformément aux prix fixés par le CNDDP. Certes les concepteurs de ces manuels ont parait-il tablé sur la perfection pour réussir la réforme, mais l’aspect commercial a fini qu’on le veuille ou non, par prendre le dessus occultant les valeurs intellectuelles, éducatives et pédagogiques véhiculées par des livres hors de prix. Donc c’est au moment où l’on s’attend à un geste gracieux de l’état pour faire passer des réformes imposées par la réalité sociale que tout bascule en faveur de l’esprit pécuniaire et rentier. Avec la dégradation du pouvoir d’achat et à la vue des sommes faramineuses à débourser pour le « savoir », beaucoup de prétendant seront hors course et se demanderont certainement à qui profite la réforme en interpellant ceux qui osent parler de la démocratisation de l’enseignement.

A. M. A.