Le collectif regroupant des représentants des trois villages Machnoua, Mezdouy et Iouanoughene, dans la commune d’Adekar vient de fixer un ultimatum de 15 jours au wali de Béjaïa pour prendre en charge toutes les revendications soulevées par les villageois de la région dernièrement.
Le compte à rebours a été ainsi lancé à partir de jeudi 5 janvier 2012. Après leur mouvement de contestation qui a duré trois journées consécutives, marqué par la fermeture de la RN12, des sièges de l’APC et de la daïra d’Adekar, le comité des citoyens de ces trois villages veut maintenir la pression sur les pouvoirs publics pour la prise en charge effective de toutes leurs revendications sous une quinzaine.
La décision des villageois d’Adekar a été prise lors d’une assemblée générale, tenue jeudi 5 janvier, et ayant regroupé des représentants des trois villages Mechnoua, Mezdouy et Iouanoughene. Lors de cette assemblée, les représentants des villageois ont convenu de renouer avec le mouvement de contestation en recourant à des actions plus radicales si leurs doléances ne seront pas satisfaites.
C’est du moins ce qui ressort d’une lettre adressée par ces villageois mécontents au wali, au P/APW de Béjaïa, au P/APC et chef de daïra d’Adekar ainsi qu’au chef de brigade de la Gendarmerie de ladite commune. “Suite à la non-satisfaction de notre plate-forme de revendications et le mécontentement des citoyens vis-à-vis des réponses de nos responsables, nous avons adressé un ultimatum au wali de Béjaïa. Si d’ici le 22 du mois en cours, nos doléances ne seront pas prises totalement en considération nous allons procéder à des actions très sévères qui risqueraient de paralyser l’ensemble des villages de la daïra d’Adekar, et ce par la fermeture de la RN 12 et de tous les édifices publics non seulement l’APC et le siège de la daïra, mais tous les bâtiments publics», nous déclare un membre dudit comité.
Il précise en outre qu’“il n’y a aucun clan ni autre ingérence politique dans notre mouvement. Les citoyens dont la plupart sont des pères de familles pauvres qui n’auront certainement pas le temps pour provoquer des problèmes, veulent crier tout simplement leur ras- le-bol pour attirer l’attention des autorités”.
L’inquiétude commence à s’installer au sein de tous les villages de la daïra d’Adekar notamment chez ceux qui sont dans le dénuement. Ils ne savent plus à quel saint se vouer, si ce n’est de prendre leur mal en patience. En effet, la population s’est sentie terriblement inquiète sur les suites que donneraient les autorités à leurs revendications.
Mouhoub Zerrouk

