Après une absence de presque dix ans, le talentueux chanteur est armé d’une volonté de fer. Khir Yazid, de son vrai nom
Taleb Yazid, n’est pas prêt d’aban donner sa carrière artistique entamée, avec brio, depuis presque vingt ans. Il revient sur la scène artistique avec un nouvel album, très émouvant, qui sera sur les étals dans les prochains jours.
La Dépêche de Kabylie : Pour commencer, qui est Khir Yazid ?
Khir Yazid: Je suis issu du village Tizit de l’Aârch Nath Yelilthen, relevant de la daïra d’Iferhounène. Un village qui a enfanté des grands et talentueux chanteurs kabyle, notamment Taleb Rabah et Hidouche. J’en suis à mon cinquième album.
Les apparitions publiques de Khir Yazid se font rares, pourquoi cette longue absence ?
Un problème de santé a été l’une des raisons qui m’ont poussé à être absent de la scène artistique durant cette longue période. La vie d’un artiste chez nous est pénible. C’est une lutte perpétuelle pour la survie et ce n’est guère évident dans un tel contexte. En parallèle à notre vie d’artiste, le quotidien de tous les jours nous impose de travailler dur pour gagner notre vie. Mais bon, le fait de chanter et faire plaisir à nos fans reste une immense satisfaction. Les difficultés de la vie font parfois oublier à l’artiste son talent et le poussent à s’éloigner du milieu artistique. Personnellement, j’ai la chance d’avoir un environnement qui m’aide à gérer les deux aspects, même si, comme je l’ai souligné ce n’est guère évident.
Justement, vous dites tenir le coup, y’a-t-il des projets sur lesquels vous travaillez ?
Absolument ! Des projets, ce n’est pas ce qui manque. Il faut juste trouver les moyens d’accompagnement. Je vous annonce que je m’apprête à finaliser un nouvel album qui sortira dans les prochaines semaines. Aussi, une grande tournée est programmée cette année à travers le territoire national pour retrouver à nouveau mon public.
Votre nouvel album sera toujours dans le même style sentimental ?
Oui, mais avec une touche moderne que j’affectionne. J’essaye, surtout, d’apporter ma touche, moderniser le style kabyle, lui donner un cachet spécial, tout en gardant son originalité et sa particularité culturelle. Pour le prochain produit, il comprendra une dizaine de chansons. Nous en sommes, actuellement, aux derniers réglages et il sera bientôt sur le marché. Mon album sera mon meilleur cadeau pour mon public et une opportunité pour les mélomanes d’apprécier un genre nouveau.
Un mot pour conclure…
Pour le moment, je suis satisfait car je fais ce que je veux, je chante ! Mon plus grand bonheur, je le ressens sur scène face à mon public. C’est ce contact direct qui m’intéresse, plus que les studios. Actuellement, je suis concentré sur l’enregistrement de mon nouvel album. La chanson, c’est certes ma passion, mais un chanteur doit aussi être cultivé. Je sais que quand on a de la volonté et de l’ambition, on peut tout faire, chanter, étudier, faire du sport …
Propos recueillis par Samer Salem

