L’oued Sahel transformé en décharge publique

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Le lit de l’oued Sahel, au sud de la commune de Chorfa, est transformée depuis une dizaine d’années en une décharge publique, une anarchie totale, (des ordures ménagères, les déchets de constructions, les casses de véhicules….. etc.), tout ça en pleine nature. Cet endroit est devenu complètement sale et insupportable à la vue à cause de ces ordures qui provoquent une puanteur, ou les gens ne peuvent même pas s’approcher et prendre l’air. En plus de ça, ce lieu est transformé à un endroit de rassemblement d’animaux errants, surtout les chiens. Ces meutes de chiens errants provoquent l’insécurité des citoyens, mais également des troupeaux de moutons et caprins qui paissent aux abords de cet oued. Il y a lieu de constater que même les camions des éboueurs de la commune jettent leurs ordures sur les berges de cette rivière. Cependant, aucune procédure n’a été engagée par l’APC de Chorfa pour se débarrasser de cette décharge, qui a détruit la nature. A ce jour, aucun dossier sur la table du maire pour trouver un endroit adéquat pour aménager une décharge publique avec des normes écologiques et sécuritaires. D’après le secrétaire général de l’APC Chibane Karim, «même si il y a un projet d’une décharge publique, il y aura toujours un problème de terrain, et l’expropriation d’un terrain et le projet en lui-même couteront trop cher, ce qui est hors capacité du budget de la commune», a déclaré le secrétaire général. Il est à vrai dire honteux de voir des choses pareilles et de ne pas penser à l’environnement, par contre les travaux publiques, hydrauliques et autres projets sont toujours en tête de liste. Même si les deux secteurs sus cité sont très importants, il n’en demeure pas moins que la préservation de la nature est un impératif. Il n’y va pas seulement de l’implication des responsables, mais c’est l’ensemble des citoyens qui est concerné. La création d’une association pour préserver l’environnement est plus qu’une priorité même s’il en existe une dans la localité ses actions ne sont toujours pas visibles sur le terrain.

Yassine Merzouk

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