Le CEM d’Ath Mansour qui comptabilise 140 élèves répartis sur 6 divisions a été livré et est opérationnel depuis la rentrée scolaire 2011/2012, sous la pression des autorités locales.
Une livraison avec en prime des insuffisances remarquables sur quelques ouvrages. A commencer par le réseau d’assainissement dont la faible forme de pente ne tardera pas à montrer ses limites. Un ouvrage sur lequel est remarqué d’ores et déjà un début de refoulement des eaux usées vers le premier regard dont le couvercle a disparu et à l’intérieur duquel commencent à s’accumuler les eaux usées, qui ne tarderont pas à déborder à moins de 15m du CEM. De ce regard ouvert montent des odeurs nauséabondes qui empestent l’atmosphère en ces lieux. Au niveau du dernier regard de cet ouvrage situé à quelque 80m, il est aisé de constater de visu qu’aucune goutte des eaux usées n’est arrivée dans ce regard dont le fond est tout à fait étanche, preuve irréfutable que le mouvement de refoulement s’est enclenché et survenu au milieu de ce réseau d’assainissement, là où commence à disparaître l’indispensable forme de pente. De plus, une source bien au fait de cette situation affirme qu’entre ce dernier regard et le réseau principal de l’assainissement sur lequel il doit être raccordé il s’est produit un décalage de presque 2m durant la pose des buses d’où l’impossibilité d’un raccordement entre le réseau principal qui dessert le village et celui secondaire du CEM, selon notre source, qui affirme avoir assisté à la réalisation de ces ouvrages. Tout comme il est facile de remarquer que le couvercle de ce dernier regard en question a lui aussi disparu et remplacé par…une vulgaire pierre. La deuxième carence constatée est les inquiétantes fissurations qui commencent à apparaître sur le mur d’enceinte de la partie inférieure. A la base de cet ouvrage d’environ 60m de long sur 3m de hauteur s’est produit un effroyable affaissement de terrain composé de remblais et cela dans le sens de la longueur, tôt ou tard et en raison de la nature du terrain en ces lieux en pente accentuée, sachant que l’établissement est réalisé sur le flanc nord d’une colline. Ce mur finira par s’ébranler d’autant plus que l’endroit est exposé aux violents vents dominants facteurs d’une rapide érosion. Mis à part ces points évoqués, le reste du bâti de l’infrastructure réalisé en R+2 est un véritable joyau sur le volet architecture, avec une façade principale des plus réussies. Tout comme les deux cours dont celle du niveau supérieur aménagée à l’aide de pavés marron. Un mariage de couleurs qui en rajoute au charme des lieux, d’autant plus que cet édifice flambant neuf est beaucoup plus valorisé du fait que sur une autre colline qui lui fait face à moins de 200m, se dressent les vestiges de l’une des plus anciennes bâtisses de l’ère ottomane, le fort turc en l’occurrence, dont la palissade d’enceinte est toujours intacte. Deux édifices que séparent 5 siècles d’existence. Un dernier point sur lequel doivent se pencher les responsables de l’éducation est la non dotation des laboratoires en équipements nécessaires au même titre que la restauration qui n’est toujours pas assurée.
Oulaid Soualah

