Illilten Laissant le service dans une anarchie – Onze villages sans station d’autobus

L’absence de station d’autobus au niveau d’Illilten, une commune située à 70 kilomètres du chef-lieu de Tizi-Ouzou, est à l’origine de beaucoup de difficultés que les transporteurs, d’une part, et les voyageurs, d’autre part, de cette région rencontrent régulièrement.

Parmi les conséquences néfastes engendrées par cette situation que les habitants de cette localité ont tendance à signaler, il s’agit de l’anarchie qui règne dans ce service, car les véhicules de transport en commun ne trouvent pas une station où ils peuvent s’arrêter pour prendre ou déposer les voyageurs de cette municipalité. C’est ce qui rend, d’après eux, la tâche très difficile pour les opérateurs de transport assurant les navettes entre cette localité et Aïn-El-Hammam. «Pour assurer un voyage, nous sommes contraints de faire le tour de tous les villages de la commune d’Illilten pour pouvoir prendre ou déposer les voyageurs», explique un des transporteurs desservant cette commune. Par ailleurs, les voyageurs endurent, eux aussi, de longues attentes engendrées par cette même situation. Ça nous arrive parfois d’attendre sur les trottoirs pas mal du temps, sans pouvoir avoir de place dans les fourgons de transport qui passent puisqu’ils arrivent remplis en passant par les premiers villages », intervient un des usagers astreint de prendre le transport pour rejoindre son lieu de travail. «C’est la chasse aux places. Pour assurer une place, il faudrait arrêter un fourgon, revenant de Aïn -El-Hammam et se dirigeant vers Tizit, un village qui vient en dernier rang après tous les autres, mais cela prendra beaucoup du temps puisque l’opérateur des transports doit déposer chaque voyageur dans son village, avant qu’il reparte sur Michelet c’est ce qui occasionne des retards récurrents des travailleurs », ajoute-il. Si on ne prend pas en charge sérieusement cette affaire, selon ces villageois, viendrait un jour où chaque village serait desservi par ses propres habitants à l’image de Zoubga, un village classé en premier rang de cette municipalité qui a pris l’initiative d’adopter ce système.

F. C.